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A l’étale (extraits)

Par | 2018-05-23T18:53:06+00:00 23 juin 2014|Catégories : Blog|

 

beau­coup de liber­té dans l'air ins­pi­rant ins­pi­rant
le sou­ve­nir en par­tage comme une joie insen­sée nous revient
sin­gu­lière mise de sa per­sonne nous tous l'exceptionnel à son image
tour à tour même léger altier de son visage
impé­ra­tif de la beau­té
en cha­cun pro­chaine elle s'est confiée
exi­geant l'abandon entier

 

dans l'air de ses mains

 

en méandre elle se sèche au soleil elle se lisse à l'allure

 

sur la peau nais­sante absor­bée à son tra­vail dora­dée abs­traite
peu à peu lais­sant minu­tieuse la vie se faire au dan­ger
sans quit­ter des yeux sa pointe aiguille

 

gar­der sa trace sen­sible reve­nir à son motif sans pou­voir le rete­nir
tel­le­ment elle est joyeuse tel­le­ment il est har­mo­nieux tant elle est
vive plus vive

 

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épou­sant ses formes à mer­veille
le vent du large lui aus­si est en train de tom­ber

 

épou­sant mon amour
retour au calme ver­ti­gi­neux prin­cier

 

comme la mer prend le soleil en paren­té
céré­mo­nial elle se fait belle
scin­tille en légè­re­té elle se fait plus légère en véri­té
retour­nant vivre et mou­rir sur la plage nous appe­lant à l'existence
depuis que nous sommes émus

 

depuis que nous sommes amants par­mi les amants par­mi les amants
jusqu'au vent lui aus­si ému tout ain­si dan­sé enla­cé jusqu'au souffle
lui aus­si gagné sou­le­vant le voile cou­leur de joie décou­vrant le même
entrain

 

pas­sa­gè­re­ment comme elle devient
aus­si visible que la lumière et non moins aveu­glante
irré­sis­tible en trans­pa­rence comme flots et des­sous l'exigent

 

 

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s'entrecroisant dans le demi-som­meil ou s'infusant dans la stu­peur
quo­ti­dienne l'enchantement toi

 

arche de vie tout à son déta­che­ment se plie
inten­sé­ment c'est plus rayon­nant c'est plus
soleil som­nolent dans nos veines son mutisme s'accentue déborde
l'universel elle se fait suave

 

saveur indis­pen­sable che­ve­lure trem­pée
fron­dai­son sou­plesse frise pen­sive
aban­don

 

il n'y a pas à cher­cher c'est ins­tinc­tif comme elle dénoue cet or flu­vial tresse après tresse le tré­sor à poi­gnées délivre le final
en nous lais­sant entendre dou­ce­ment et fer­me­ment à la fois
"ce n'est pas fini" "ce n'est pas fini"
elle ne se répète pas elle sou­rit

 

soyeux sous l'emprise fon­taine de jou­vence pluie bénie arc-en-ciel
tom­bée d'amour gar­dant sa tête à peine incli­née
mesu­rant notre attente
sou­le­vant tout sans effort blon­deur por­tée au rouge com­blée d'émotion
tout étoiles même mou­ve­ment

comme le monde entre ses mains cha­leu­reuses
s'accorde à mer­veille insai­sis­sable por­tée
je la sais heu­reuse

 

j'ai beau me retour­ner je ne la connais pas la nuit le jour sans elle
enfant et mère de cette lignée avec nous si fami­lière

 

ployée à son pen­chant de vie rayon­nante
 

 

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le soir la dou­ceur se mul­ti­plie avan­cée de son égale beau­té
dénu­dée dans l'ombre par­fu­mée revê­tant notre amour

 

réso­lu­ment plus vive que l'éclair mou­vant la cou­leur chair

 

elle aime elle aime elle aime

 

retour­né dans ses bras où les étoiles nous font signe ins­tinc­tives
repre­nant à nou­veau et à nou­veau conscience les sen­tant fami­lières
flé­chi d'amour per­dant la notion du temps et voyant dans l'espace un
point de pas­sage qui nous demande la vie sans dévoi­ler le sens de sa
prière ni l'énigme venue d'un trouble intense inal­té­rable qui est visé
sous l'insistance du regard entraî­nant notre accord ain­si obli­gé
retrou­vé dans ses bras que nous lui confions volon­tiers
aban­don­nés dans nos rêves
tra­duits
inter­dits par l'émotion char­gée de n'en rien for­mu­ler
par bon­heur com­plice

 

en m'éloignant le visage appuyé sur sa poi­trine

 

aval de ta splen­deur
 

 

 

 

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