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Allongés dans la fièvre

Par |2018-08-19T17:49:57+00:00 28 mars 2013|Catégories : Blog|

 

Allongés dans la fièvre
des galets plein les mains
les poches, la bouche
nous regar­dons droit devant.

Tresses de brume
puis l’océan.

Nos pieds repoussent le temps.

Que pérenne soit
le désir
de ne pas repar­tir.

Hélas de sable
l’appel ne sait
se poser.

Partir
ou périr.

 

extrait du recueil Les Colibris à recu­lons 

 

 

Nella febbre dis­te­si
dei sas­si piene le mani
le tasche la boc­ca
guar­dia­mo drit­to innan­zi a noi.

Trecce di bru­ma
poi il mare.

I pie­di respin­go­no il tem­po :

che per­enne sia in noi il desi­de­rio
di non più ripar­tire.

Lamento di sab­bia
l’invocazione non sa
dove andar­si a posare.

Partire
o per­ire.

 

 

Traduction en ita­lien par Carlo Gazzelli.

 

Carlo Gazzelli est un poète et tra­duc­teur lit­té­raire qui vit à Gênes. Il tra­duit du fran­çais, de l’anglais, de l’espagnol, de l’allemand, du latin, de l’espéranto… Il a tra­duit Stendhal, Emily Dickinson, Jean Starobinski, Stéphane Mallarmé, Raymond Radiguet, Voltaire, etc. Il publie de la poé­sie sous le pseu­do­nyme d’Enrico Matteo Achronidis : Il sogno di Copenhagen (Il Melangolo, Genova 2002), Una stret­ta leg­ge­ra (Philobiblon Edizioni – Ventimiglia, 2009). Sous son propre nom, il a signé le volume inédit Fuochi del­la Geenna, et, en col­la­bo­ra­tion avec le poète Francesco Macciò, le volume éga­le­men­to inédit Tenzone. Il col­la­bore régu­liè­re­ment à la revue inter­na­tio­nale de tra­duc­tion lit­té­raire Traduzionetradizione (édi­tée à Milan par la poète et cri­tique Claudia Azzola).

 

 

 

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