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Amour,

Par | 2018-02-22T16:00:39+00:00 30 mai 2016|Catégories : Blog|

Tours, le 7 sep­tembre 2015

 

 

ma conscience de toi

est vague

 

comme mon lieu noir comme mon temps tu

sep­tembre est encore ici :

Tu es encore

ce
ver­tige
de la parole
cette peur
de
la parole

cet amour de la
beau­té de la
parole
toi

cette chose

tu es

ce
qui me donne un mou­ve­ment cir­cu­laire qui donne à son tour cette parole encore un peu enva­hie une peau encore un peu enva­hie par la parole de moi & de toi encore cette face mar­quée pleine de graines de parole vaine encore cette parole : encore cette main mienne rapide élé­men­taire déta­chée du vrai encore ma parole de plâtre mimé­tique encore ça comme ça :

tu es dans moi

mais ta peau
– cette peau-là
elle est mar­quée
trop mar­quée
montre-moi
l'autre
– l'autre peau
le masque lisse
oui,
celui-là

j’aime
à renaître

à ton pas­sage

à recon­naître ton corps

au pas­sage hasar­deux
de ma ligne
lacu­naire.

( J’aime cette ligne )

Nous avons

nous avons vu
cet hori­zon nu
spec­ta­cu­laire
-ment
pes­si­miste
mais avons vu

quelque chose
nous avons
tu quelque chose

nous
un peu
dénoués

d'ombres :
ces temps étranges

nous  
avons

vu
des choses étranges
ces lettres non
finies

mais j’aimais ça : je t’ai lu sur cette ligne

mais

crue
& dési­rée
je vou­lais

à mon tour

jouer à

la véri­té de la marche :

et aimer

cette lacune
cette chute
humaine

et finir par finir

la ligne impré­cise

& lacu­naire

(j'aimais l’étrangeté tienne)

aimant

l’étrangeté

je suis

tom­bée

dans cette rare­té

dans cette ligne

étrange. des. gens. heu­reux

si rare
Où es-tu ?

Où est-elle ?

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