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Apatride dans son propre appartement

Par |2018-08-20T04:50:06+00:00 27 décembre 2012|Catégories : Blog|

 

Et  moi aus­si j’ai été, tou­ris­ti­que­ment exo­tique, un fla­mine
Du Nil, qui habi­tait le Nil bien sur,
un apa­tride dans son
Propre appar­te­ment. J’ai por­té moi aus­si
sur mon cou : le col­lier de perles étranges, le masque sans visage
du Narcisse
 
dans le cours d’anatomie jamais ter­mi­né.

 

Moi aus­si j’ai connu,  comme Columbus
Les secrets les plus pro­fonds et les plus dan­ge­reux- ceux des femmes
et de la mer-
Je les ai  connus  presque tous. Et je me suis presque noyé.
J’ai voya­gé moi aus­si : à tra­vers le désert et à tra­vers la jungle pri­mor­diale
de l’ouest de New York
De là  j’ai envoyé :
Les lettres aux jeunes poètes. En sui­vant les cartes
de mes propres direc­tions,
Je me suis presque per­du. Et mon visage pré­ra­phaé­lite
avez-vous  devi­né qu’il a vrai­ment été
cares­sé par la main du Seigneur ?
Moi aus­si, j’ai été alpha
et omé­ga,
Le com­men­ce­ment et la fin, le pre­mier homme et le der­nier.
Je suis. Je n’ai rien à cacher :
Je n’ai pas  tou­jours  vécu  comme je vis main­te­nant. 
 

 

Traduit du serbe par Nina Zivancevic

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