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Au prix de la vie

Par | 2018-02-24T22:47:49+00:00 5 juin 2014|Catégories : Blog|

 

Les mots se défont
dans la proxi­mi­té des sources
et deviennent ori­gines
l’ordre se pose alors
pierre en l’esprit
plus haut                             
l’implacable poème
fait naître la vie

    
 

 

Près de la vie
un matin ori­gine le jour
lieu où paraît la lumière
l’espace du temps s’agrandit
déchire le voile
ins­taure la force du blanc
ras­semble les mots
où l’on se désal­tère 

 

 

 

 

Le sort en est jeté
c’est l’écorce qui parle
pour reje­ter
l’inhumain de la peur
de la mort qui s’efface
et relire le sang
de ces mar­tyrs en fleur
de ces arbres abat­tus
deve­nus mousse

 

 

 

La clai­rière s’éclaire
à la pointe du jour
et l’arbuste s’étire
gros des moments meur­tris
seul le regard se tient
au plus près des racines
se repose en l’instant
pour dis­cer­ner
l‘inquiétante ver­tu
d’un deve­nir si grand

 

 

 

 

Les mots d’été
ont des cou­leurs soleil
des plages offertes
où se glissent les jours
pour­tant le spasme lourd
des guerres sans nom
saigne dans l’abondance
tague  les murs
de ces lam­beaux de chair 
dans l’ombre
opa­ci­té pro­fonde
torches blanches ali­gnées
les mots d’été suc­combent
ont des cou­leurs bles­sées
se terrent au fond des nuits
tremblent en sour­dine
dans la géhenne
des pas­sions
 

 

 

Sourire
au prix de l’espoir
avec dans le silence
le bruit des cœurs volés
comme des ruis­seaux
qui tarissent
sans bruit
assé­chés sou­dain
par la haine
des com­bats inégaux
un rêve sou­tient les lèvres
AMOUR…. revient
en majus­cule

 

 

 

 

Au bord gla­cé de l’effroi
les secousses d’un corps d‘enfant
blanc de vie
per­due dans le pour­quoi
indi­gna­tion por­tée à la limite des sens
recul de l’homme dans sa mémoire
cruau­té du puis­sant qui s’enlise
dans la tourbe du mal