> Bernard Jakobiak, Le fardeau des orages

Bernard Jakobiak, Le fardeau des orages

Par |2018-08-16T06:48:41+00:00 3 août 2012|Catégories : Critiques|

Avec ce Fardeau des orages, Bernard Jakobiak donne les poèmes d’une renais­sance spi­ri­tuelle. Sur fond d’individuation par un retour au sacré inté­rieur. Le poète s’engage dans des cou­loirs, ses propres cou­loirs, et nous entraîne à sa suite. Il y a six cou­loirs ou étages qui mènent vers plus de luci­di­té dans le réel, vers une sep­tième et poten­tielle étape. Celle de la vie dans l’instant de l’unité.
À l’entrée :

Comme s’il fal­lait la nuit
refer­mer les orages
ins­crits depuis tou­jours
aux sources du poème
dont j’avais annon­cé
les bruits et la fureur
sous les sif­fle­ments d’or
des abeilles de cuivre
dans l’espace aux che­veux
d’argent et cou­pés courts
j’ai gom­mé le refuge.

Puis le poète dévoile un voyage mari­time :

Bloc de san­glots,
roc de rugis­se­ments,
tra­ver­sée de l’orage
et dans l’éclair intact,
la remon­tée, la joie,
larmes, vous ébran­lez
la terre et le rivage
où j’aborde.

Un voyage « por­té » par le Seigneur.
Voyage dans lequel des poèmes direc­te­ment adres­sés à Dieu s’intercalent. Le com­bat se fait contre les sco­ries : la colère, la haine, les pas­sions néga­tives… Et au nom de l’Amour qui vient. Il devient alors récit d’une indi­vi­dua­tion vécue. Parcours au gré de la mémoire de l’étoile, étoile simul­ta­né­ment en vue à l’horizon.

La prière est la clé
de la terre qui s’ouvre.

Et :

J’entends s’user les chaînes,
la pri­son de tou­jours.

Le che­min d’une vie trans­fi­gu­rée.
 

X