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BERNE

Par | 2018-02-26T02:17:38+00:00 5 octobre 2012|Catégories : Blog|

 

A Berne près de la fosse aux ours
Je pense à Paul Klee
Je pense irré­sis­ti­ble­ment à Paul Klee

Je pense qu’au sein du col­lec­tif qui pleure ses mots d’ordres
Un homme est tou­jours seul pour lar­guer une planche de salut
que l’avenir brû­le­ra

Je pense que le désir est la loi qui fonde la cou­leur
et j’y perds mes doigts

Je pense que je suis enfer­mé dans un monstre
Qui est moi à bout de souffle
sur un cri de silex mal rasé

Je pense comme la lame de feu
qui res­pire dans le manche d’un gant de pluie

Je pense que tous les rêves se donnent la main
et referment à jamais la fenêtre des rivières

Sous la nef de la cathé­drale
Le pro­fil des îles men­tales est rouge
comme la fleur de mes pau­pières

L’imaginaire est le méca­ni­cien des quais désaf­fec­tés du lan­gage
L’imaginaire génère 2 lèvres
Qu’il glisse dans l’enveloppe majus­cule
de  l’amour

L’objet visible n’est rien !
Rien qu’une vision res­treinte

Au-delà du visible

ATTEINDRE    la sub­stance

Un nuage des­cend sur mon front
La cou­leur ébouillante une sta­tue
La cou­leur boit une tasse de thé
La cou­leur éclate dans le gra­vier de mes pas

La cou­leur fend mon œil  en deux
comme le ferait la jupe-ciseaux d’une femme
La cou­leur est l’empreinte ima­gi­naire de ton corps

A Berne
Je pense irré­sis­ti­ble­ment à Paul Klee
Le cer­veau beaux-arts est chef de gare.