Les poèmes que j’ai composés
mentalement —
dans un état de demi-sommeil,
dans le train —
ou en marchant au bord de l’eau,
dans les bois
ou en ville —
ayant imprudem­ment omis de pren­dre de quoi écrire ou enregistrer —
et que j’ai eu la vel­léité de retenir
pour les noter
au retour,
mais que finalement
en chemin
je me suis lais­sé oublier —
n’étaient cer­taine­ment pas par­mi les meilleurs.