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Coeur de renard

Par | 2018-02-22T18:00:40+00:00 16 février 2017|Catégories : Blog|

 

 

 

 

                     Cœur de renard

 

 

 

Etre une pierre dans la chair
mais tout sou­rire en socié­té
et être chat au milieu des sou­ris

Porter des habits fleu­ris
et dans les poches des vipères

S’amuser boire et rire
avec des amis avec des sœurs et frères
et en sous main pré­pa­rer  la guerre

Susciter çà et là le dia­logue
se dres­ser comme un bien­fai­teur
en leur ven­dant chars et canons

Chanter par­tout le bon­heur
et auteur des juteux mal­heurs
cueillir son or dans la ter­reur

 

 

 

 

 

 

La feuille verte

 

 

 

 

La feuille verte parle en silence
le lan­gage fer­mé aux hommes

elle livre à la pluie et au soleil
ce à quoi toute âme aspire

qui va ouvrir aux cœurs de pierre
le lan­gage de la verte feuille

qui com­mu­nie au champ de l’harmonie
avec le beau soleil et la douce pluie

 

             

 

 

 

 

 

 

                                       L’Immensité

 

 

 

 

L’Immensité dévore la puis­sance de l’œil
et s’ouvre len­te­ment à la clar­té de l’âme                                        
le silence ici cache une puis­sance inouïe
le feu et l’eau dictent leur puis­sante loi

l’harmonie est mon para­dis man­quant
et le vent mon prince riche en abon­dance
ici on n’évolue pas les yeux voi­lés
la nature même dia­logue avec les sens

la vie se fait toute petite
et l’âme humble se jette à genoux
à l’autel de cette puis­sante Immensité
le néant nous prend subi­te­ment à la gorge

toute notre fier­té n’est plus que pous­sière
le visible affiche l’empreinte de l’invisible
et l’on pleure la mélo­die des tis­se­rins
en marche vers des pro­fon­deurs inex­plo­rées   

 

 

 

 

 

 

 

                                          Regard

 

 

 

Je pousse très haut les pas de l’inquisition
jusques au domaine de l’autre

et pro­jette les flèches de l’enfer
vers l’intérieur de son âme

 

 

Je détiens l’imbattable record
de la vaine péné­tra­tion du cœur

alors je calque les réa­li­tés exté­rieures
pour péné­trer le monde inté­rieur

 

 

Je suis un maître génial
dans l’art de cri­ti­quer le monde

et sais voi­ler dans mon cœur
le tré­sor de mes cras­seuses réa­li­tés

 

 

J’ai une âme à tout péné­trer
le visible et même l’invisible

j’aime ouvrir l’univers à mes appé­tits
hélas ! l’horizon tou­jours bloque mes avan­cées

 

 

 

 

 

 

Four  du  soleil

 

 

 

Je suis dans la nuit immer­gé
mes yeux sont voi­lés d’épais brouillards
les mains agissent pour la renais­sance
et le ventre se lève puis­sant dévo­ra­teur

et s’approprie les rai­sins dédiés à tous les cœurs
alors demain se voile les yeux
les méninges s’enfoncent dans mon cruel abîme
et la vie joue au cache-cache avec le temps

                                                                            

Je suis dans la nuit immer­gé                  
 Mon cruel abîme se fait père noël
et chante le mau­vais chant du réveil
les vrais chants sont giflés en plein jour

les fans des chants bien popu­la­ri­sés
dansent au plein cœur de la nuit
et vantent les pépins de l’émergence
hélas ! je suis immer­gé jusques au cou

 

 

Je suis dans la nuit immer­gé
je crie aux étoiles du fond de ma nuit
ma voix bri­sée jamais ne les atteint
qui va por­ter le vent aux mains du temps

pour me sor­tir de mes pro­fon­deurs noc­turnes
oh !  j’adore mon cruel abîme
le temps demain – ciel bleu
ira cuir mon cruel abîme au four du soleil

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