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Dans le désert du bar

Par |2018-10-16T17:02:28+00:00 24 novembre 2012|Catégories : Blog|

 

Naufragée volon­taire dans tes larmes
J'ai remon­té le fleuve de ton esprit jusqu'à l'une de tes ques­tions
M'y trou­vant réflé­chie accro­chée au point d'interrogation
Ta langue fut ma bouée et mon arme

J'ai bu le lait et le miel cette oeuvre
Avalé toutes les cou­leuvres

Nous nous regar­dions en frères en soeurs étran­gères
En mère et fils j'étais aus­si ton grand-père
Nous étions une famille dans tous ses membres
La ques­tion
S'enroulait jusqu'à l'origine de nos deux noms
Le temps de la ren­contre n'était pas signi­fiant
Puisque nos âmes sur le même ruban

Ici manque un silence

J ai ramas­sé toutes les fleurs dans le champ, les ai dépo­sées dans tes che­veux le des­tin
se trouve sur la prem­lère page du Livre, j'ai déchi­ré le par­che­min
Mille mor­ceaux au vent com­ment cela pour­rait-il être
Comme avant ce n'est pas un dépliant tou­ris­tique à l'heure de la marée basse
Ce fut un mas­sacre il ne res­tait plus rien qu'I want you

Bob Dylan c'est un hôtel chic où l'on boit sans s'en rendre compte tous les alcools du jour
Le bar­man vous écoute l'armée vous laisse tran­quille

Comme si la guerre n'avait jamais exis­té je salue tous mes ancêtres
Leur chant s'élève dans le désert de l'hôtel
Il est cinq heures cette nuit encore je n'irai pas cher­cher le som­meil

L'homme der­rière le bar invente d'autres cock­tails il aime le chant des mères j'attends la pluie

Naufragée volon­taire venin mor­tel ton­neau des Danaïdes un jour
Dormir à l'ombre des nuages quit­ter le monde marin
Dans l'espace de l'Azur demain

Je suis taillée d'un mono­lithe d'hiver et de pen­sées bleues
L'homme qui mélange les liquides est mort ce matin

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