> De sel et de sable, de Claudine Mussawir

De sel et de sable, de Claudine Mussawir

Par | 2018-02-24T12:42:04+00:00 27 novembre 2013|Catégories : Blog|

Il arrive que l’on croise, trop peu sans aucun doute, la poé­sie de Claudine Mussawir, ici et là en revues, dans Nu (e) par exemple. On la décou­vri­ra si néces­saire, ici, avec force bon­heur. Une poé­sie qui s‘inscrit ouver­te­ment dans diverses tra­di­tions :

 

L’Isle-sur-la-Sorgue
Une roue immense
Étonne le temps
 

Une roue, celle de la poé­sie qui étend ses ailes par-delà les hommes ; la poé­sie tra­verse, elle ne s’éteint pas – on n’éteint pas le chant de l’origine.

 

Comment retrou­ver
comme prière nue
cette musique du silence

 

La poé­sie de Mussawir traite du temps bien sûr, com­ment pour­rait-il en être autre­ment, et de la vie, de la mort for­cé­ment. Cela parle du réel.

 

Note à note
la mort la vie
inti­me­ment mêlées
dans une même énigme
dans le silence des étoiles
 

C’est une poé­sie qui connait la sagesse de l’instant éga­ré dans le tour­billon du temps pré­sent.

 

Attendre
que le temps nous tra­verse
que sourde la source
que se dis­sipe la nuit
 

Poésie archi­tec­tu­rée le long de vieilles tra­di­tions tou­jours vivantes et vivi­fiantes :

 

J’ai repris mon bâton
Pèlerin soli­taire
et retrou­vé le rite
 

Car en terres de poé­sie, c’est sans aucun doute l’heure d’une :
 

salve enfié­vrée
comme un grand éclair blanc
 

Le recueil pour­suit ensuite sa route, entre haï­ku et hom­mages à la figure tuté­laire de Prévert, sans que pour autant cesse de se faire entendre la musique du réel :
 

Haïku
C’est d’abord un rythme
où bat le pouls du monde
 

Un bel ate­lier à décou­vrir, dans une très belle col­lec­tion.