> Des fruits avalent le violon

Des fruits avalent le violon

Par | 2018-05-27T07:10:34+00:00 23 mars 2014|Catégories : Blog|

 

(Fragment 1)

1

Pomme de pain com­plète dans sa bouche
Ô peuple de deux pou­mons !
Active la posi­tion de l’accordéon sur la mor­pho­lo­gie de la table
afin que l’eau ne se noie dans le rythme
et pour que ne pousse de la porte de nos trans­hu­mances un coq
ou un expert en généa­lo­gie des arri­vants

 

2

L’action de l’endormeur s’est dégra­dée
à qui est le télé­phone qui sonne ?

Nous avons bu tout ce que le verre conte­nait de soif pour lui
Sont-ils reve­nus de l’enterrement ?
Ton revers est ton­du par le cou­teau à équar­rir les porcs
et jusqu’à quand conti­nue­ras-tu à por­ter atteinte ain­si ?
Toi tu as affi­né tout ce qu’il y a d’eau dans le poème
je l’ai dit pour la troi­sième fois
sans me trom­per dans le compte
ta toux n’est pas conve­nable
et les oiseaux à peine se sont posés sur les nez des dau­phins

 

3

Ah sa rou­geur !
Une fleur blanche s’éveille de mon som­meil
pen­dant que des crânes vio­lets
déam­bulent avec sang froid dans la cha­leur du mer­cre­di

et moi
je n’ai vu aucun signal qui indique que je vais entrer ou sor­tir
ou peut-être
je vais jeter la plume du paon du haut de l’expression
effec­ti­ve­ment j’ai enten­du le signal d’alarme
j’ai repé­ré la rup­ture du cou­rant des détails
j’ai vu plus qu’une peu­plade et de tue­ries sur la table du dia­logue
et sen­ti l’odeur du vin
alté­ré par des fautes d’impression sans limite

 

 

 

 

(Fragment 2)

 

J’ai ouvert

le livre de la lumière

         à sa der­nière page

         jusqu’à ce que l’enceinte de la cita­delle

                                               aie tres­sailli

et s’est fis­su­rée la robe de la noir­ceur

                                      en deux nuits

 

Vainement

j’essaie de com­prendre

                   pour qui

                            j’ai apprê­té

                                      cet antre

                                               sus­pen­du

tel un cri               entre le ciel           et moi !

 

Le flux

a bien des allées

         et des lan­gages

que l’ivresse de l’éclair

m’a signa­lés

 

et nous avons vu

des âmes en acier

                   se fondre

                            telle la bou­gie

                                      dans l’œil du cadavre

 

Le mur

                   de l’impossibilité

         se console

 en éplu­chant

les âmes

         qui sont

         tom­bées

sur lui

X