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Dhainaut, des nôtres

Par | 2018-05-21T05:03:17+00:00 15 octobre 2015|Catégories : Blog|

 

Ce peut être ter­rible une branche
Elle a pris la noir­ceur du ciel
Oscille
Et tend sa fièvre

Après… j’oublie
Serait-ce d’avoir fer­mé les yeux
Les mots ne viennent plus
Ou étaient-ce les morts cet éclos

Reviens-moi
D’un pas se tremble
Au fond du che­min per­du
Juste un flo­con de neige.

 ***

 

Pas de rime à tout ça
J’écris des boucles
Qui font prière

Ça chante au fond des pous­sières
Cendre lève nos doigts sur les tempes du ciel
Retiens juste

Ta lèvre
Et tu ver­ras des yeux par­ler pour nous
Des yeux qui neigent en beau­té

***

 

Il y est ce bâton de marche
Contre le volet du jar­din
Tu es pas­sé par la fenêtre
Ouvrant la voie

Ça fait du bien aux fleurs quand tu regardes
Ton pas sen­tir la terre se lever
Délacer l’ombre

Le sen­tier tu – non point –
Juste des mains qui tendent
La voile d’un sou­rire

Et ce matin blot­ti
Entre les bris de l’herbe
Saura dénouer l’aube

Aux pieds du ciel
Un temps
Puis tu nous dis

Merci de cette voix prê­tée 

***

 

 

Buissons bon­nets
Juste l’humilité d’un pas qui bat forêt
Qui bat lumière

C’est dire un silence habi­té
La saigne des allées-venues
Et le linge des yeux se lève

Et le tri­cot des nuages sans reflet
Je l’aime cette nudi­té
Tu la portes du pas qu’il faut

Une peau sans plus vête­ment
Que ce rince élan­cé de vent
Ce magni­fique éclot de nous !

 

 

***

 

Entre l’être et l’été
j’ai vu ce soir d’hiver s’assoir
près du foyer
une bou­gie qui sait pour qui fond la beau­té

Panée de ciel
d’un souffle à nue
déli­gnant l’ombre entre les doigts
elle nous dit

Tu sais
la toute petite prière que nous fai­sait le temps
je l’ai trou­vée !

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