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En proie à la chance et en même temps
oiseau blessé : ain­si je chem­ine sur ton visage
ou dans ton oubli, ain­si vers ton amour vif,
pro­pre, pur, dif­férent ; comme l’air frais
que la nuit renou­velle. Je ne sais pas
si marcher ain­si s’achèvera sur un des­tin. Pour l’instant
je con­jure ton vis­age et en lui je renie
l’oubli ; je trace ce chemin gardé secret
dans lequel je suis, dans lequel je vis.
Dans ton amour il n’y pas de question
et dans ton amour je respire. Ain­si je m’accomplis
ain­si je vis. Et par le cour­ri­er des os
comme en un mes­sage chiffré je voudrais te le dire.

 

16 mars 2009

Tra­duc­tion, Jean Dif
 

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