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Entre épices et venin rouge

Par |2018-08-15T15:35:14+00:00 21 avril 2014|Catégories : Blog|

 

D'abord le venin, l'obscur

Rien ne com­mence sans lui,

Si ce n'est la mor­sure

*

Dans la lézarde
Suinte une cha­leur ser­vile :
Poème, loue ton feu par­tout où tu te trouves !

*

Lumière brû­lant les fal­la­cieuses lumières
Sous le miroir d'un ciel d'avant le feu
L'aurore convie à reprendre sa lyre

*

Sèves et larves bouillent dans le bois
L'esprit de la déli­vrance que le désir somme
Est dans la hache ou le rabot
Aspiration que le coma mûrit
Comme le jour la rêve­rie

*

Au bord de l'oeil des pluies,
Paupières arc-en-ciel cri­blant ce qui s 'écrit,
La poé­sie se passe de l'errance pré­mé­di­tée
Comme de la visée obs­ti­née

*

Hors de l'embellie
Le poème, allègre et lui­sant,
Patiente dans la suave humi­di­té des creux d'appel,
Jusqu'aux  mys­té­rieuses atte­nances

*

Poésie : terme de fuite ! Le pays rem­blaye ;
L'horizon crou­pis­sant révoque toute foi, asphyxie
Toute éclo­sion d'étincelle, adou­cit toute bouf­fis­sure.
Les agneaux noirs ne sor­ti­ront pas de la nuit, ni ne Quitteront leur antre ; nul prin­temps ne gagne­ra la prai­rie.

*

Mort, ton obtus ron­ge­ment est par­tout sève
Vénéneuse, mor­phine san­guine. Passé le temps
Infime, le souffle à peine ému pour­suit allègre
Et mar­tial, ton malin rou­geoie­ment.

*

En la terre d'amour les racines flam­boient.
La véri­té est une touffe d'infini res­pi­rée par le ciel,
Une fleur à la tige de terre et aux éta­mines d'éther,
Un yoni qui salive, devi­né comme il faut
Par la signa­ture du feu

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