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Escarbilles

Par |2018-11-16T08:40:19+00:00 12 décembre 2013|Catégories : Blog|

 

Pareil à l’éloquence bro­dée par la toile d’arachnide
Graines amar­rées aux escar­billes perles conden­sées
Tant de han­tises inso­lites et autant d’autres sor­dides
L’abordage pirate des fan­tômes esca­mote la pen­sée

Par la saveur acerbe ara­wak cha­mane colo­quintes
Le cya­nure fla­gor­né suinte des saintes sou­ve­nances
Grotesques  jar­di­nières des verts para­dis de paco­tille
Des fer­veurs incan­ta­tions car­ni­vores de repen­tances
Emballent les femmes mutilent et castrent leurs filles

Féticheurs d’idées bizarres sor­ties des têtes de hibou
Détournent les dési­rs étouffent les rires et les danses
Nourrissent la haine de sottes ren­gaines et de tabous
Oud se tait Kamenja  cabre le Nay le tam-tam délire
Qui peut savoir quand fini­ra une mas­ca­rade pareille

Qui peut jurer qu’un peuple soit preste pour  choi­sir
Les che­mins de gloire l’instinctive sagesse de l’abeille
Fougue irré­vé­ren­cieuse cri­nière bon­dis­santes cavales
La toux des vol­cans les vague furieuses intem­pes­tives
L’errance de nuit le jour tarde sa renais­sance  navale

Dis-moi Mariam si mon embar­ca­tion vogue et dérive
Vers quel havre sûr der­rière quel hori­zon décam­per
Terre séduite l’étreinte gar­rot des craintes te brisent
Dans la pous­sière et la misère tu ne fais que ram­per
Devant les char­la­tans mar­chands de sor­nettes grises
De tra­di­tions sus­pectes cou­tumes abjectes du pas­sé
Comme l’oubli  la honte le remord et la fière bêtise
Tire-moi enfin du cau­che­mar poli car­ré cade­nas­sé

Des urnes encom­brées des cendres de matière grise
Des anneaux fer­rés que Chabbi a cru un jour cas­ser
La pierre sacrée météore ma secrète Makke intime
Mon pôle magné­tique mon méri­dien mes paral­lèles
Pour atteindre ce ciel que seul ton sacré nom anime
Pousse sur mes reins écaillés des plumes et des ailes

Planer au dôme ciel vide vers le soleil incan­des­cent
Te  sou­viens –tu  de visages pay­sages épou­van­tables
Des peuples sou­mis à la pépite plus noire que sang
Marchander dévo­tion des déli­vrances impro­bables
Des bri­gan­dages fer­vents  sou­ve­rains tout puis­sants

Un borgne sor­cier t’a-t-il un jour glabre jeté un sort
L’oxyde de tes entrailles car­bo­ni­fères me rend sourd
Tu fermes les yeux sur ceux qui répandent la mort
Les gerbes flé­tries des bour­geons de  som­meil lourd
Marbre  tes rêve­ries aux colonnes d’ivoire et d’or
 

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