> Et après les heures il y aura les minutes …

Et après les heures il y aura les minutes …

Par | 2018-02-21T14:17:46+00:00 24 novembre 2012|Catégories : Blog|

Et après les heures il y aura les minutes et après les minutes il y aura les secondes et c’est ton cœur qui mar­que­ra le temps

 

Quand le creux des ombres se détache
se pose sur tes joues dans le ghet­to à peau bleue
déli­cat éclair silen­cieux comme une hache
déroule l’agonie des grâces des fleurs et des voeux

Eclats de rire où larme en noc­turne
ta figure mou­vante grave sans un geste
la barque des lost flo­wers tombe dans l’urne
d’une langue hommes ciel nous déleste

A la neige sorte de nau­sée la beau­té
eve­ry­thing is les cigognes et l'odeur des feuilles mortes
ton regard sou­dain recou­vert du pas­sé
tan­dis que le vent ques­tionne l’insondable des portes

Ce que tes yeux ont vu le long des nuits
la ville peut vaciller tra­ver­ser ta can­deur
marchent les os nus sous la pluie
ta main sur ce vieil homme qui pleure

Attendre que se taisent les armes
Who l am
Dans nos vaines larmes
Dire le nom

Dessous tes genoux
flot­tait entre la vie et la mort
le vide
du jour et de la nuit
du jour et de la nuit
de l’aurore

l’ébranlement à la vue des lettres du nom ché­ri
ton cœur bat dans une attente vaine
Chamane
à revivre ain­si chaque jour l’instant où l’on sait
que plus jamais on ne tou­che­ra le soleil
la chambre avec les morts à la fenêtre
agitent leurs gre­lots c’est déjà quelque chose
les morts avec leur corps de mort ça existe
tu peux les tou­cher
et l’immense peur de suc­com­ber
mar­chait sur la pointe des pieds

le déses­poir conte­nait un prin­temps sans entrailles
les arbres étaient si fati­gués

les nuages ont des insom­nies à répé­ti­tion
dans tes yeux
per­sonne ne revien­dra seul le nom

Plus de vin plus de roses
Plus de vin plus de roses
Plus de vin plus de roses

Je ne connais pas le nom du pays où je dois aller
la langue je la connais

ce qui se serait abî­mé en sub­stance
nous rêvons au scal­pel nous tom­bons vivants
licornes des mer étoiles toutes ces têtes flot­tantes 

au cri du sou­ve­nir voyage
tu nages dans la mémoire vive des plaies
ori­fices sombres
et cet humus encom­bré te tient de pas­sé
une exis­tence de coque­li­cots
à ten­ter d’infléchir le dis­cours des choses

D’une pla­ci­di­té admi­rable tu me dis

Il faut encore et tou­jours gar­der la beau­té de notre vivant pour après ne point en man­quer

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