Les «Flots »  nous empor­tent d’abord aux alen­tours des iles grec­ques, pour une prom­e­nade sur des phras­es qui ond­u­lent comme des vagues.

« Les sim­ples savent… sur la plage de sable bleu », mais qui sont-ils ? Que savent-ils ?

« Les pier­res por­tent le fardeau des pen­sées », finale­ment sommes-nous encore à l’âge de pierre ?

Dans ce monde la géo­gra­phie et le temps se super­posent, tous les temps et tous les espaces, en strates ou accolés, et sous cette accu­mu­la­tion d’existence et de rêves, sous la roche dur­cie, alors « avec les ongles et les dents », «  il faut arracher les mots au banal ».

Alors en creu­sant, on touche l’étole de l’univers, on caresse les étoiles et l’écharpes des galaxies.

Alors « les stat­ues vibrent à l’unisson ».

La prose suc­cède à l’acrostiche, la sen­tence au sur­réal­isme, les comptines à la fable.

Le recueil est com­posé en qua­tre par­ties, le minéral, le végé­tal, l’animal et le cyborg. On aura com­pris que c’est un recueil-fleuve qui tra­verse la Nature, où se mêlent dif­férentes dimen­sions, recueil-témoin des méta­mor­phoses mul­ti­ples de l’être humain, tan­tôt pierre, arbre, abeille, machine pour ten­ter de cap­tur­er notre mémoire infinie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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