> Florent TONIELLO : Flo[TS]

Florent TONIELLO : Flo[TS]

Par | 2018-05-28T10:01:13+00:00 22 janvier 2016|Catégories : Critiques|

 

Les « Flots »  nous emportent d’abord aux alen­tours des iles grecques, pour une pro­me­nade sur des phrases qui ondulent comme des vagues.

« Les simples savent… sur la plage de sable bleu », mais qui sont-ils ? Que savent-ils ?

« Les pierres portent le far­deau des pen­sées », fina­le­ment sommes-nous encore à l’âge de pierre ?

Dans ce monde la géo­gra­phie et le temps se super­posent, tous les temps et tous les espaces, en strates ou acco­lés, et sous cette accu­mu­la­tion d’existence et de rêves, sous la roche dur­cie, alors « avec les ongles et les dents », «  il faut arra­cher les mots au banal ».

Alors en creu­sant, on touche l’étole de l’univers, on caresse les étoiles et l’écharpes des galaxies.

Alors « les sta­tues vibrent à l’unisson ».

La prose suc­cède à l’acrostiche, la sen­tence au sur­réa­lisme, les comp­tines à la fable.

Le recueil est com­po­sé en quatre par­ties, le miné­ral, le végé­tal, l’animal et le cyborg. On aura com­pris que c’est un recueil-fleuve qui tra­verse la Nature, où se mêlent dif­fé­rentes dimen­sions, recueil-témoin des méta­mor­phoses mul­tiples de l’être humain, tan­tôt pierre, arbre, abeille, machine pour ten­ter de cap­tu­rer notre mémoire infi­nie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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