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Fondamenta Contarini

Par |2018-08-19T00:39:36+00:00 13 septembre 2014|Catégories : Blog|

 

Fondamenta Contarini, ces mouettes se délec­tant d’un pigeon, au jour, cou­chant presque, vis­cères comme dans Anatomical Marriage, Female de Julie Roberts, rasant l’eau tem­pête pareille­ment à une archi­tec­ture spec­trale, ailes des oiseaux arri­vant encore (je veux dire cendres pilées dans le blanc), dans leur corps âmes sem­blables, invi­si­ble­ment sui­vant un joint que forme avec le ciel l’apex des immeubles là-bas, et le som­meil côtier qu’ils déplacent, (à l’équerre des nuages), le délas­se­ment du vent dans leurs plumes tier­çant un pan­neau dépo­li (de clar­té), oiseaux que fuit du regard l’enfant par ex. : un rêve d’avance l’appelle comme amarre une coque, avant elle, lévrier à la poupe, son pelage épais, sacs Billa, ombres d’anses allon­gées glis­sant à quai, un geste-jaune de main – quelle main ? –, et les traces d’eau dirait F.P., etc., dans la proxi­mi­té des algues…

 

   Extrait de Venise, illus­tré par David Hébert, Les Vanneaux, 2012 

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