Forêts drapées dans un silence redoutable
aux orées, je fais taire mes soucis implacables
Vos odor­ants ombrages aigu­isent mes caprices
et je déchausse, aux seuils des clair­ières, mes supplices
Forêts où l’on détecte les mys­tères du vieux monde
Forêts où l’on n’entend plus les paroles immondes,
votre éther est le fioul con­som­mé par mon cœur
Faisant le plein, je me défais de toute rancœur
Forêts aux étreintes enivrantes et savoureuses
Patries natales des âmes paci­fiques et rêveuses
votre abon­dante faune est un recueil de poèmes
acces­si­ble à tout cœur qui fait face à lui-même
Forêts inter­locutri­ces dis­crètes et soumises
vous enflam­mez mes songes par votre beauté exquise
Gardez sou­ve­nance des cœurs gravés sur vos chênes
saig­nants et meur­tris par la bar­barie humaine.

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