Gas­pard Hons est entré assez tard en poésie, mais sa pre­mière pub­li­ca­tion présente déjà les car­ac­tères essen­tiels de l’oeu­vre future. Lais­sant là la poésie anec­do­tique ou sen­ti­men­tale, il des­sine des chemins, aus­sitôt effacés, à la recherche d’une sorte d’im­plo­sion de la réal­ité. Cette quête de l’être, patiente et obstinée, laisse sa trace de poèmes, d’im­ages sou­vent emprun­tées à la nature, aux demeures, aux lieux, aux pier­res. Mais, pour philosophique qu’elle soit, cette quête ne laisse pas d’être lyrique : l’in­stant pointu de poésie écla­tante est chan­té chaleureuse­ment et partagé en toute fraternité.

Biogra­phie

Gas­pard Hons est né en 1937.

Il a choisi de vivre sur le plateau du Con­droz, où il écoute le silence les mots des autres le chant du bois sec (…) la blancheur du loin­tain quelques signes sur la page la sci­ure d’un corps fis­suré et le temps à brûler un jardin obscur à tra­vers­er avant l’absence.

Quand on lui par­le de sa biogra­phie, il répond qu’elle est avant tout les livres qui ponctuent les chemins de sa vie et qui sont le meilleur témoignage de ce qu’il est.