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Grenier du Bel Amour (9)

Par | 2018-05-28T01:31:55+00:00 26 avril 2014|Catégories : Blog|

De la mort à la vie

 

Quand on vit, comme aujourd’hui, en un temps de crise pro­fonde – dûe, me semble-t-il, à ce que nous sommes confron­tés à plu­sieurs fins de cycle à la fois – que nous demeure-t-il à faire ? D’autant plus que les « catas­trophes » n’ont pas tou­jours un visage faci­le­ment recon­nais­sable. Comme le note bien l’auteur de ce recueil (je ne donne pas ici son nom, afin de res­pec­ter l’anonymat qu’il a déli­bé­ré­ment vou­lu en se cachant sous un pseu­do­nyme) : « Enfantines étaient toutes les pro­phé­ties. La colère de l’Eternité n’a aucune des formes annon­cées. »

Alors, peut-être, ne nous demeure-t-il plus qu’à affron­ter la mort à visage décou­vert, et en la tra­ver­sant de la sorte, tout en rece­vant ses bien­faits (ce qui est le propre de toute ini­tia­tion et, bien plus lar­ge­ment, de toute expé­rience mys­tique, dans quelque hori­zon que celle-ci s’inscrive), à retrou­ver la splen­deur de l’être – et par là-même, de la Vie au-delà de la vie…

Ce que fait exac­te­ment cet ensemble, puisque ses « par­ties »s’intitulent à la suite : « Mort »,  « splen­deur  », « Vie » – une Vie qui nous amène à l’ « acquies­ce­ment » final. 

Et puisqu’il se ter­mine par ces mots aux­quels, per­son­nel­le­ment, je ne trouve rien à redire : « La Mère ne parle pas, ne crie pas, ne juge pas. Mais son silence emporte tou­jours la vic­toire. Car (…) c’est tou­jours à Elle qu’elle revient. Dans l’entêtement de l’agonie ou la séré­ni­té de l’Alliance. /​ Fils pro­digue, méta­phore éter­nelle. Mais le divin n’est pas au ciel, il est au Centre »

Oui, me paraît-il, le divin est bien au centre de tout…

Et l’auteur est-il chré­tien (mais alors, très aux franges), ou est-il plu­tôt un ado­ra­teur de ce que les Hindous appellent la Shakti ? Je n’ai abso­lu­ment pas cher­ché à le savoir, tant son « mes­sage » me par­lait jusqu’au fond de l’âme. Et je me répète en effet que le divin tient dans la figure de la Mère uni­ver­selle, et que le divin est au centre, il est la pré­sence suprême dans ce que nous tenons pour le monde…

 

 

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