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Hanne Bramness

Par | 2018-02-18T00:42:38+00:00 10 mai 2013|Catégories : Blog|

 Née en 1959, est recon­nue comme l’un des poètes nor­vé­giens les plus impor­tants de sa géné­ra­tion. Son pre­mier recueil, Korrespondanse, dont sont extraits les poèmes ci-des­sous, a été publié en 1983, alors qu’elle n’avait que vingt-quatre ans. On y voit déjà affleu­rer le thème majeur de la lumière, qu’elle ne ces­se­ra d’explorer par la suite : lumière péné­trante ou dif­fuse, avec ses éclats, ses déro­bades, ses fili­granes, tous ses jeux de caché/​montré avec l’invisible. D’où l’importance des moments de l’année, des phé­no­mènes météo­ro­lo­giques, et par consé­quent des mai­sons, avec leurs mul­tiples entrées, seuils et fenêtres.

            Derrière la fra­gi­li­té des fili­granes, on devine une dou­leur secrète, qui plu­tôt que d’appeler à l’aide se laisse devi­ner dans des images. Les strophes de « Korrespondanse » dévoilent des mis­sives brèves adres­sées à un lec­teur indé­ter­mi­né, par­fois à un « tu » dont l’éloignement est encore une proxi­mi­té qui fait mal. Peu de ponc­tua­tion, de majus­cules, de repères : la même pudeur est requise pour s’inviter dans ces phrases par­fois tout juste allu­sives, comme des pen­sées inquiètes à la dérive dans un temps effi­lo­ché.

            Parmi ses autres recueils :

I sin tid (« De son temps »), 1986

Nattens kon­tinent (« Le Continent de la nuit »), 1992

Revolusjonselegier (« Elégies de la révo­lu­tion »), 1996

Regnet i Buenos Ayres (« la Pluie à Buenos Ayres »), 2002

Salt på øyet (« Du sel dans les yeux »), 2006

Det står ulver i din drøm (« Il y a des loups dans ton rêve »), antho­lo­gie, 2008

Uten film i kame­raet (« Sans film dans l’appareil »), 2010

            Egalement auteur pour la jeu­nesse, édi­trice et tra­duc­trice d’auteurs très divers (Sylvia Plath, Denise Levertov, Selima Hill, William Blake, l’Indienne Kamala Das, l’Estonienne Marie Under, sans comp­ter plu­sieurs recueils de poèmes japo­nais et chi­nois anciens), Hanne Bramness a obte­nu en 1996 le Prix du Club de Poésie Norvégien pour ses tra­duc­tions, et en 2006 le très recher­ché Doblougspris, décer­né par une aca­dé­mie sué­doise.

            En fran­çais :

Trois poètes nor­vé­giens, antho­lo­gie réunie et tra­duite par Anne-Marie Soulier, édi­tions du Murmure, Dijon 2011.

Le Blues du coquillage, poèmes pour petits et grands, Po&Psy, avril 2013 (tra­duc­tion d’Anne-Marie Soulier)

 

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