> Incontournables de poésie pour la jeunesse

Incontournables de poésie pour la jeunesse

Par |2018-10-06T15:15:10+00:00 5 octobre 2018|Catégories : Critiques, Patrick Joquel|

Maîtresse Poet Poet

 

On entre dans ce livre et on se dit c’est léger. On tourne les pages et on se dit quand même. On en tourne encore et on se dit Vraiment.

Oui Vraiment, c’est une réus­site. On est dans le regard essen­tiel que devrait (et n’a pas tou­jours) l’école sur l’enfant. Bien sûr, c’est un peu (beau­coup) exa­gé­ré, humour oblige bien sûr. Mais voi­là des poèmes qui à leur manière de ne pas en avoir l’air expliquent que si, en deux mots, on regarde l’élève comme un être humain, ça change la donne.

Un livre plein d’humour, de bon sens, d’amour et de res­pect. A don­ner à lire à tous les ensei­gnants et à leurs élèves. Dans une classe, on vit ensemble alors on peut lire les mêmes livres, quand ils sont acces­sibles à tous. C’est le cas ici.

Lire et relire.

http://​gros​textes​.over​-blog​.com/

 

Cathy KO, Maîtresse Poet Poet,Prix Sadeler 18
Illustrations : Geneviève Genicot,

Editions Gros Textes, 2 017

 

Michel Lautru, Pan ! C’est toi le loup !
Illustrations : Claudine Loquen

Voix tis­sées,  2 018

Pan ! C’est toi le loup !

 

Voici un album car­ré, lumi­neux et ludique. Michel Lautru ici devient créa­teur de comp­tines. Elles ont bon goût en bouche, fré­tillent de la langue et du sou­rire. Le mythe du loup actua­li­sé pour des petits (et grands) du 21e siècle. L’auteur ose jouer et joue bien.

Les illus­tra­tions de Claudine Loquen, joyeuses comme Chagall, accom­pagnent avec éclat ces comp­tines.

On l’aura com­pris, c’est un livre à mettre dans toutes les écoles, de la mater­nelle au pri­maire. Histoire de jouer avec les mots, et avec les pin­ceaux.

Bravo aux édi­tions Voix Tissées, dont le tra­vail est aus­si réus­si qu’il est humble.

Michel Lautru
Illustrations : Martine Morel
édi­tions Voix tis­sées, 2018

Quand vous étiez tous les deux

 

Des livres de poèmes sur la sépa­ra­tion des parents, c’est rare. Il y a eu au Farfadet bleu L’enfant par­ta­gé de Joël Sadeler par exemple. Il y a main­te­nant ce Lautru. De courts poèmes qui se par­tagent autour de la ligne de frac­ture : avant, après.

Un je écrit ces poèmes, un je enfant ; qui constate les dif­fé­rences et les subit. Avec la conscience que cet état de fait le rend à jamais dif­fé­rent lui aus­si. Avec la cer­ti­tude d’aimer chaque parent à fond.

Un livre simple qui rend compte des sen­ti­ments. Des images colo­rées, pleine de ten­dresse et de déchi­rures.

Un bel album dès la grande sec­tion.

 

https://nouveautes-editeurs.bnf.fr/annonces.html?id_declaration=10000000398005&titre_livre=Quand_vous_%C3%A9tiez_tous_les_deux

 

 

Poèmes arron­dis

 

Le poète est un être à l’affût. Il cherche, il guette ce qui aux alen­tours pour­rait faire poème. Il guette le poème caché, le débusque et le par­tage.

Ici, c’est un par­cours urbain qui est mis en jeu. Arrondissement par arron­dis­semnt Paris devient ter­ri­toire de recherche. Les mots, les phrases sont par­tout dans les rues, murs, vitrines, mes­sages publi­ci­taires, infor­ma­tions… L’auteur note ce qui l’interpelle, l’amuse puis les assemble jusqu’à trou­ver un équi­libre sur la page.

Equilibre que les images main­tiennent dans la joie du jeu.

C’est ludique, ça donne à voir la ville autre­ment ; c’est de la poé­sie car la poé­sie c’est tou­jours autre chose. Et en plus, ça peut don­ner des idées pour jouer avec les auteurs.

Un jeu qui fonc­tionne dès le ce2.

 

http://​www​.cheyne​-edi​teur​.com/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​p​o​e​m​e​s​-​p​o​u​r​-​g​r​a​n​d​i​r​/​a​u​t​h​o​r​/​2​1​6​-​d​e​m​i​g​n​e​-​o​l​i​v​ier

Olivier Demigné, Poèmes arron­dis
Images : Antoine Corbineau

Cheyne,  2 018

Jean-Marie Barnaud, Le poète et la méchante humeur
Images de Rascal,

Cheyne édi­teur,  2 018

Le poète et la méchante humeur

 

Une réédi­tion. Autre for­mat. Autres images, Rascal et son art ! Même texte. Toujours le même bon­heur de lire cette jour­née qui com­mence si mal et qui fina­le­ment se ter­mine avec le sou­rire. Il y a des jours comme cela où tout démarre mal, où l’on se com­plaît dans la grogne jusqu’à ce qu’une éclair­cie – un sou­rire, un nuage fugace- un on ne sait quoi de futile- ramène le jour à sa juste dimen­sion. celle qui relève du miracle.

Si Jean-Marie Barnaud est sou­vent grave dans son écri­ture, inter­ro­geant la mort avec opi­nâ­tre­té, il demeure aus­si et réso­lu­ment du côté du bleu, du beau temps qui passe sur lequel on a si peu à dire, et de cet incen­die que par­fois on vou­drait éteindre tant il flambe haut et clair !

Barnaud, à lire et à relire ! Merci à Cheyne de suivre ain­si avec fidé­li­té ses livres.

mm

Patrick Joquel

Né en 1959 le 10 octobre à Cannes. 06. Études à Cannes et à Nice. Enseignant en mater­nelle et en pri­maire dans les Alpes Maritimes et pro­fes­seur de fran­çais en lycée en Angleterre, en col­lège au Sénégal. Retraité de l’Education Nationale en 2 017. Marié. 2 enfants.

 

2 018 : Après une Résidence d’Ecrivain fin 17 en Picardie, dans la Picardie des châ­teaux, où j’ai ren­con­tré plu­sieurs classes de la mater­nelle au col­lège et où j’ai décou­vert la richesse du Moyen Age dans la région, vien­dra la paru­tion de Merret à Coucy. Un petit roman qui se déroule dans le châ­teau de Coucy. Au prin­temps, la paru­tion de la qua­tor­zaine d’aventures de Bomoth 0’Baldourke aux édi­tions du Calicot sera sui­vie de la mise en ligne de pistes péda­go­giques pour les ensei­gnants à par­tir du ce2 et au-delà jusqu’au col­lège.
Une année plein Nord avec une semaine entre Valenciennes et l’Avesnois pour ren­con­trer des classes de col­lège autour de la poé­sie, en mai.
Je tra­vaille tou­jours en lien avec Cannes Jeunesse et ses pro­jets. Les mai­sons d’enfance de la ville écrivent et lisent des poèmes et autres textes. Au pas­sage, je forme les ani­ma­teurs à l’atelier d’écriture. Et sinon, je me pro­mène à dos de livres dans la région Paca ; à skis ou à pieds dans le Mercantour et à lunettes au cœur de livres.

 

2017 : En 2017, l’aventure des livres conti­nue avec Un album poé­tique avec des gra­vures sur bois de Vincent Tavernier, aux édi­tions L’initiale : Ecoute ; et un autre petit album pho­to avec la pho­to­graphe Flora Touzeil : Capteurs de rêves. C’est aux édi­tions de la Pointe Sarène. Mots migra­teurs, poèmes sur l’actualité migrants, aux édi­tions Corps Puce dans la col­lec­tion cent papiers.
J’aime me mettre à l’écoute, ouvrir les sens et sur­prendre autant que me lais­ser sur­prendre par le monde… Par son actua­li­té. Que ce soit celle des toiles d’araignée comme dans le Capteurs de rêves, celle de l’écureuil dans le pin mari­time comme dans Ecoute ou celle des humains évo­quée ici dans ces Quelques mots migra­teurs.
On retrouve tout cela et d’autres choses encore sur www​.patrick​-joquel​.com
Par ailleurs, les édi­tions de la Pointe Sarène ont publié Cairns 20, sur le thème du Printemps des Poètes : l’Afrique ; et Glace Belledonne de Perrin Langda avec des encres de Danielle Berthet.

patrickjoquel@​orange.​fr

www​.patrick​-joquel​.com

 

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