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Indigne de l’Ovide éternel

Par |2018-08-21T00:58:40+00:00 27 décembre 2012|Catégories : Blog|

 

Je reste seul et debout, comme Bob Dylan sous
Le déluge : ni mouillé
Ni puri­fié. Un peu net­toyé, peut-être.
                           Mais, qui va s’intéresser à
Toute cette his­toire ? Quand l’aujourd’hui
                     Devient vite l’hier et  qu’il est
Déjà le demain.
Et les matins n’apportent rien, rien
De nou­veau ni d’extraordinaire. Et plus
Je com­prends, et moins je sais le faire.
Oh, comme il est fra­gile, notre
        Soit- disant savoir –faire.
La ville gran­dit elle plus vite  avec tous ses savoirs, que la
Compréhension humaine sur elle ?
C’est  d’une telle com­pré­hen­sion que pro­viennent  mes sou­ve­nirs
de la nécro­pole polaire, la ville des mort-vivants, et ils
ont rétré­ci comme le détroit de Corinthe. De la même source,
mon obses­sion de cette grande ville,  mon iro­nie digne de la Pythie.
Mon obses­sion du barde, qui ne  revien­dra jamais.
Enfin : ce lamen­to que je rédige sur les nécro­poles
Polaires, est-t-il ou non indigne de l’Ovide éter­nel ?

Traduit du serbe par Nina Zivancevic

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