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Je trace ton portrait, soleil décapité

Par | 2018-02-20T16:24:22+00:00 23 octobre 2014|Catégories : Blog|

 

A chaque temps son car­re­four,
sa herse, son équerre.
Pourtant, s'énamourer
du pas­sé accro­ché aux étoiles loin­taines,
ou de la tié­deur fausse
des rares équi­noxes…
 
Les pas s'accroissent au-delà des pas.

Au sur­gir des tempes sai­gnantes,
quelqu'un marche.
Et l'étendue délire. Il règne
une grande faille.
S'y pavane l'impénitence.

Je trace ton por­trait, soleil déca­pi­té !

Vainement le remous des san­glots angois­sés
des rayon­nantes veines vai­ne­ment divague.

Et l'horizon recule au monde sans cou­leurs.

Oh ! ce n'est pas mer­veille à coups de revol­ver
si l'horizon retourne au vol gris des noc­tuelles !

L'œil crie, de son regard dépos­sé­dé.

On bas­cule ! On bas­cule.

Sans grand émoi, le feu exté­nue les lucioles
jusqu'aux parois de la nuit dévo­rante.

L'immense prend maî­trise.

Deux corps per­dus s'enlacent pour broyer la nuit
qui coule de leurs ventres.

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