> Jean Pichet, “Un calme orage”

Jean Pichet, “Un calme orage”

Par | 2018-02-21T23:56:11+00:00 26 octobre 2012|Catégories : Critiques|

Commençons par saluer  le beau tra­vail des édi­teurs, Josette Ségura et Eric Dazzan. L’Arrière-Pays, fon­dée en 1992, a déjà de nom­breux recueils dans son cata­logue. Citons quelques-uns des poètes édi­tés : Jean Malrieu, Gaston Puel, Pierre Gabriel, Gilles Lades, Pierre Dhainaut, Bernadette Engel-Roux et Jean-Pierre Metge.

Le titre du recueil de Jean Pichet donne au lec­teur une idée de ce qui l’attend. Nombreux sont en effet les mots qui se téles­copent dans ce livre : les bles­sures chantent, la dou­leur est un par­fum, la roche est tendre… La plu­part des poèmes sont courts. Ils sai­sissent un ins­tant (d’effroi, de rêve­rie). On ima­gine le poète contem­plant la nature. Il se tient au bord de l’eau, à l’aurore – celle d’une rivière, d’un fleuve, d’un lac – ou au cœur d’une forêt, la nuit. Il s’adresse à quelqu’un par­fois : une absente. La parole, chez Jean Pichet, a le pou­voir de faire sur­gir dans le réel les choses et les êtres nom­més, de rendre visible et pré­sent ce qui, une seconde plus tôt, sem­blait à jamais dis­pa­ru.

 
  Toi qui n’avais rien d’une fleur, tu es fleur
  Devenue, comme sage on devient,
  Dans les temps où la sagesse est impos­sible.

 

Jean Pichet traque les miracles, en somme.
 

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