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La beauté n’est pas un hasard

Par | 2018-05-26T23:06:57+00:00 21 juin 2013|Catégories : Blog|

 

La beau­té est de ses choses pro­chaines qu'il faut aller cher­cher comme un visage témoin de la source sous le feu.
C'est ain­si qu'elles sont belles ces femmes, plus longue que les arbres et qui veillent sur l'adieu. Elles chantent au levant qu'un matin efface la pous­sière de l'exode.
Elles entrent dans le rêve pour qu'il s'attarde sur l'histoire.
À la ligue les tra­gé­diennes les mères de fedayin.
Elles portent dans le flanc l'appel du tra­gique : cette obs­ti­na­tion de l'espérance qui enva­hit l'esprit d'un sen­ti­ment frap­pé d'une lumière plus loin que le monde.
Silhouette gar­dienne du jour, elles montent et des­cendent les allées des camps, ave­nir d'une mémoire du café, du pain, du jas­min tis­sés ou l'exil et décide sa mai­son à l'infini du tr ait d'une carte.

Je me sou­viens des regards qui croisent sur l'horizon inté­rieur, des mains qui sèment la force de la feuille dans l'écorce sèche, de là, hanche appuyant le visage de l'enfant assas­si­né sur la courbe chaude de l'enfant qui va naître.
À la ligue je me sou­viens des chants dans le vent qui frappe le sable, de la gra­vure douce des visages par­lant de la Terre.
Palestiniennes…
Passagère de la cor­dillère des ombres, les lignes de veille près des puits mêlés de lumière et misère, l'attache boréale du com­bat repose sur la branche de vos bles­sures.
Contre la pierre en son vol, dans les blancs du cou­chant, l’Olivier prie pour l'oiseau qu'on enterre debout.
Fiancées du ver­tige empor­tées des ruelles, vous dis­tri­buez au mur la colère du soleil et un ber­ceau attend la mer.

 

Poème inédit
 

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