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La Chose

Par | 2018-02-24T22:43:39+00:00 7 avril 2012|Catégories : Blog|

Elle rayonne. Elle te voit
là où tu ne t’es pas encore vu.
Et retient en mémoire ce que tu délaisses.

Sous le nez elle te le remet, ten­dre­ment,
avec des pin­cettes. Presque invi­sible.
Et, tiens, sou­dain, une masse.

Lettre à la maî­tresse, au chef, au copain,
du pareil au même. Plus sou­vent tu écris,
plus l’on ne te retrouve que des vir­gules
s’il en reste encore quelques-unes.

Plus tu écris et plus aug­mente en toi
la peur de ren­con­trer quelqu’un.
Mais tu as dépeins les par­ties de ton corps,
et tu avais déjà dit je t’aime.

Ton visage se reflète sur l’écran
à la manière d’un cli­ché de radio­gra­phie.

Rien que des os.

Et ce qu’avait été le regard se mesure
par la pro­fon­deur des trous noirs.

De minus­cules enfants y poussent
de la taille d’un grain de phos­phore qui
bien enten­du, tout comme les couches, rayonne.

Et déjà l’odeur du souffre se repand.

tra­duit par
Mirjana Robin-Cerovic

STVAR
(strah od komp­ju­te­ra)

Ona zrači. Vidi te tamo
gde samog sebe još nisi.
I ono što pro­pus­tiš pam­ti.

Donese ti pod nos, než­no,
na pin­ce­ti. Tako nepri­met­no.
I, gle, odjed­nom, ceo tovar.

Pismo lju­bav­ni­ci, šefu i pri­ja­tel­ju
svo­di se na isto. Pišeš sve češće,
a naj­više te je u zare­zi­ma,
ako ih uopšte ima.

Što više pišeš, to je veći
strah da se sa nekim sret­neš.
A već si opi­sao sve delove tela.
Već govo­rio volim te.

Tvoje lice se ogle­da u ekra­nu
i izgle­da kao na rend­gens­kom snim­ku.

Sve same kos­ti.

A što je bio pogled
meri se dubi­nom crnih rupa.

U nji­ma ras­tu majuš­na deca
veličine fos­for­nog zrn­ca, koje
narav­no, kao i pelene, svet­li.
Deca što ne zna­ju za bolje.

I već miriše na sum­por.