Par­mi les ruines iconoclastes
De vos  chants déchus
Une femme astrale apparut
Sa douceur envelop­pait vos mots  en furie
Mais de douceur, à cet instant-là, vous n’en vouliez pas

Une femme baignée de rosée obser­vait le ciel bleu et tendre
De ces hommes aveu­gles et désespérés
Et de  ses silences ambrés, elle dessi­nait un nou­veau monde
D’une beauté essen­tielle et solaire
Elle leur offrit l’initiation soulagée de la lumière
Mais
Allaient-ils l’apprivoiser

Dans l’abandon irrémé­di­a­ble des saisons
Voilà qu’ils renon­cent à leurs ombres immondes
Et répu­di­ent leurs spec­tres infâmes
Vio­lem­ment définitivement
Les hommes se libèrent ou presque
De leurs pas encombrés
De leurs silences

A par­tir du pre­mier exil irrésolu
De nou­veaux possibles

Appren­dre à sourire
A envis­ager la paix
L’amour
Or
Ils ignorent
com­ment abor­der la femme
Com­ment abor­der la vie

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