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LA GARE VIERGE

Par | 2018-05-21T14:37:55+00:00 19 janvier 2013|Catégories : Blog|

 

Tu cherches des yeux qui reportent le temps
Des yeux qui ont tou­ché le temps
Des yeux qui remisent la crise
Des yeux dans l’heure glauque qui avancent vers nous
L’aube dort sur la gare dif­fi­cile
Ma gare est sans départ…
La soli­tude est une vitre
Est-ce que des anges vont sur ce rem­part ?
– Tu me regardes, ô vie, je te regarde –
Et à nou­veau je sais un peu le temps
Qui se reporte et nous regarde
Le jour et la mai­son plus souples
Et la mer à côté qui attend
Je sais aus­si le poin­tillé des larmes de la pluie
Qui visitent ma vitre
Un ange heu­reux comme une forme de mère peut-être
Voudrait se pen­cher sur nous deux
L’aurore main­te­nant s’affadit sur la gare
Pendant que dans la cour jouent des anges pleu­rant
Sur la mâchoire cas­sée du temps
Je vou­drais que les regards soient anges
Mais aujourd’hui ma gare est vierge
Ma gare sans départs ni triage ni fards
Où devraient bien pas­ser des anges
– Le rico­chet des anges

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