à mon père

 

Détaché de la terre
Tu files dans l’azur,
Sans gravité,
Aile qui fend l’air
De la nuit constellée.

Un oise­leur céleste
S’est fait ton éveilleur
Dans le scin­tille­ment du rite obscur,
Vacuité d’un vol pur,
Ruis­selle­ment ombré du rire.

Sous la soie de ta chair,
Ton âme ascensionnée
Vers le plus haut désert,
Rejoint le périastre
Du ciel antérieur.

Ta mort, offrande à venir,
Inverse la rosée
Du silence,
Invis­i­ble moisson
Des pos­si­bles semences.

A l’aube, l’appel secret des astres…
 

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