> Le blues du coquillage, de H. Bramness

Le blues du coquillage, de H. Bramness

Par |2018-08-14T18:19:18+00:00 14 août 2013|Catégories : Blog|

Nous avons ren­con­tré la poé­sie d’Hanne Bramness grâce à sa tra­duc­trice, Anne-Marie Soulier. Le genre de ren­contre qui marque, on le com­pren­dra en sui­vant le lien ci-des­sous vers des poèmes de la poète nor­dique vivant entre la Norvège, pays où elle est née, et Berlin. Retrouver son ton est donc pour nous un bon­heur, qui plus est dans la superbe col­lec­tion de poé­sie des édi­tions Erès (Po&Psy). Bramness est aujourd’hui consi­dé­rée comme l’une des poètes les plus impor­tantes de Norvège, et cette répu­ta­tion est ample­ment jus­ti­fiée. Outre son œuvre poé­tique, elle est aus­si l’auteur de textes pour la jeu­nesse (poèmes, romans) et de tra­duc­tions, de Sylvia Plath ou de William Blake par exemple. Le blues du coquillage a paru en tant que recueil des­ti­né aux enfants. Cependant, la qua­trième de cou­ver­ture de cette édi­tion fran­çaise indique à rai­son qu’il serait fort réduc­teur de consi­dé­rer ces poèmes comme uni­que­ment des­ti­nés à la jeu­nesse.

Ainsi :

 

Un dé à coudre rem­pli d’eau peut fort bien apai­ser la soif.
Nul besoin d’être très grand
 

ni d’être très intel­li­gent
pour faire de très peu assez, très lar­ge­ment.

 

Lisant ces vers, on ne sera pas éton­né d’apprendre que Bramness tra­duit aus­si des poètes chi­nois et japo­nais anciens. Ce poème fait pen­ser à ces poé­sies qui sont aus­si sou­vent des « lignes de vie ».

Celui-ci aus­si :

 

La vaste, verte forêt drue
qui cou­vrait le monde incon­nu,
 

des gens y cher­chaient leur che­min. Ils le trou­vaient
sous leurs minces semelles.

 

L’ensemble est du même ton­neau, une très grande force. Un recueil à décou­vrir, à lire pour soi et à trans­mettre (car c’est de cela dont il s’agit au fond) aux petits. 

Lire des poèmes d’Hanne Bramness dans Recours au Poème :

https://www.recoursaupoeme.fr/po%C3%A8tes/hanne-bramness

X