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Le nouveau Journal des Poètes

Par |2018-08-15T01:37:01+00:00 22 juin 2014|Catégories : Blog|

 

Le Journal des Poètes, revue que nous aimons à défendre en nos pages, a fait sa mue, pour des rai­sons qu’il ne nous appar­tient pas d’évoquer ici. Le revoi­ci, sans vraie rup­ture de fond, parais­sant main­te­nant dans le cadre des édi­tions Le Taillis Pré emme­nées par le poète Yves Namur. La direc­tion du jour­nal deve­nu for­mel­le­ment revue (une réus­site) est tou­jours assu­mée par Jean-Luc Wauthier, poète dont nous appré­cions aus­si l’atelier, et qui col­la­bore à nos pages, accom­pa­gné de nom­breux poètes que les lec­teurs habi­tués de Recours au Poème connaissent bien, pour la plu­part du moins : Thierry-Pierre Clément, Jean-Marie Corbusier, Marc Dugardin, Philippe Mathy et Lucien Noullez.

Jean-Luc Wauthier donne un édi­to­rial en ouver­ture du volume, par lequel il prend de la hau­teur. On recon­naît aus­si les poètes à cette capa­ci­té ver­ti­cale : « Chaque revue de poé­sie est tra­ver­sée de cou­rants pro­fonds et sou­ter­rains qui forment leur empreinte. Toutes, selon l’heureuse for­mule de Pierre Seghers, demeurent les labo­ra­toires vivants de la poé­sie. » Comment, en nos pages, ne pas sous­crire à cette fine façon de dire que… per­sonne n’a à s’approprier quoi que ce soit de la mémoire vivante de la poé­sie – et en par­ti­cu­lier l’empreinte de Pierre Seghers ?

Le Journal des Poètes est le contraire des petites sectes qui se déve­loppent par­fois au sein du petit « milieu » de la poé­sie, et c’est pour­quoi nous nous sen­tons en affi­ni­té forte. 

Le « coup de cœur » de la revue donne à lire sur Pierre Dhainaut, une bien belle manière de renaître, pour le moins ; le poète est pré­sen­té par Thierry-Pierre Clément, dans le cadre de la paru­tion du livre De jour comme de nuit, au sein des jeunes édi­tions Le Bateau fan­tôme de notre ami Mathieu Hilfiger, membre fon­da­teur de Recours au Poème. On décou­vri­ra les fortes orien­ta­tions poé­tiques de cet édi­teur ici. Il y aura sans doute des esprits cha­grins pour trou­ver que ce nom de mai­son d’édition fait un peu « wag­né­rien » mais bon… les esprits étri­qués vivent dans l’étroitesse de leurs ragots. Plus impor­tant, Thierry-Clément montre com­bien l’entretien entre Dhainaut et Hilfiger, entre­tien qui forme la sève de ce livre, per­met de sai­sir l’âme poé­tique du poète. Il est beau de lire des poètes qui donnent à lire d’autres poètes, géné­reu­se­ment, loin du tom­beau des egos.

La géné­ro­si­té, en actes et en paroles, cet autre mot pour dire fra­ter­ni­té, l’essence même de la poé­sie. A ceux qui s'interrogeraient sur le moteur et la rai­son d'être de Recours au Poème, tout est dit.

Vient ensuite un superbe (le mot n’est pas trop fort) dos­sier consa­cré par Linda Maria Baros à la poé­sie rou­maine contem­po­raine. On décou­vri­ra (ou non) et on lira les vers pleins de chair, pour pla­gier outra­geu­se­ment la pré­sen­ta­tion de Linda Maria Baros, de : George Vulturescu, Mircea Bârsila, Gabriel Chifu, Marta Petreu, Floarea Tutuianu et Lucian Vasilescu. Et l’on fera, pour­quoi pas ?, au sujet de Marta Petreu un petit détour par .

La par­tie « à livre ouvert », espace consa­cré aux lec­tures de recueils et livres récents, tou­jours aus­si ample, est main­te­nant cen­trale dans les pages du jour­nal. Une inno­va­tion rare.

Un second dos­sier rend hom­mage à Arthur Haulot, un cen­te­naire ce n’est pas rien.

Viennent ensuite les paroles en archi­pel et les voix nou­velles pro­po­sées par la rédac­tion de la revue. On lira avec bon­heur des poèmes de Muir, Bocholier, Boudet, Dhainaut, Montbrison, Ifrim, Laâbi, Marcoaldi, Maire, Valduga, Moarabethi, Hamat et Bahri. Sans oublier la chro­nique de Philippe Leuckx.

Une bien belle œuvre que cette œuvre poé­tique qu’est la nou­velle for­mule du Journal des Poètes.

   

 

Le Journal des Poètes 1/​2 2014.
Avenue Dierickx 18 – B. 1160 Bruxelles.
Editeur : le Taillis Pré. Rue de la Plaine, 23, B. 6200 Châtelineau.
Contacts : wauthierjeanluc@​yahoo.​fr
Abonnements Belgique et France : 30 euros
Pour les abon­ne­ments fran­çais, s’adresser à la revue par cour­riel :
thp.​clement@​gmail.​com
Le lec­teur fran­çais inté­res­sé s’abonne aisé­ment par vire­ment.

 

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