> Lumières obscures

Lumières obscures

Par | 2018-05-21T14:53:35+00:00 6 octobre 2013|Catégories : Blog|

 

Je marche dans la ville aux lumières obs­cures,
dans le repos de son silence, j’attends l’aube incer­taine.

Je marche dans la ville aux lumières obs­cures,
m’éloignant, le pas déci­dé, des sou­ve­nirs noc­turnes.

Si ma vie était une ligne droite, tu en serais la courbe,
tra­his­sant ma droi­ture, me cour­bant à mon tour,
oubliant les avan­tages de la vie sans amour.

Je marche dans son silence, atten­dant l’aube et sa lumière,
et Port-au-Prince jamais plus noble,
dans l’étreinte me salue, cette étreinte qui me perd.

Je marche, m’éloignant des sou­ve­nirs noc­tam­bules,
gar­dant aux lèvres le goût de sa lumière obs­cure.

Mes cer­ti­tudes claquent en cares­sant ses lignes,
mon cœur d’illuminé, dans son regard s’attise,
puis mon cœur pri­son­nier, dans son regard digne,
fré­mit de sa conte­nance. Jusqu’à ce qu’elle lâche prise.

Je marche et je cours, dans l’éclair de l’aurore
et mon cœur éclate, dans le sou­ve­nir inco­lore.

Il y a des moteurs vrom­bis­sants et des chiens qui aboient.
Est-ce le mal d’amour, qu’ils inondent de leur voix ?

Dans ce cime­tière, tu étais ma blague, dans ce vide, l’atome,
Et à pré­sent plus que sou­ve­nir,
Ton der­nier flash

M’assomme.
 

X