> Mémo du 7ème enfant

Mémo du 7ème enfant

Par |2018-10-19T04:39:04+00:00 16 février 2017|Catégories : Blog|

 

 

MEMO DU 7E ENFANT

 

 

J’ai plié la nuit
Quelques frag­ments d’aube
Pour inven­ter le soleil
La nuit a trop faim pour écrire le vide
Ce matin ou plus tard
La mémoire d’El Ninio entre dans ma main
J’ai plan­té mon âme dans la viri­li­té de mon enfance
Entre les guille­mets et les attentes
J’ai dévas­té l’orbite de l’éternité
J’ai res­tau­ré sept âmes
Et
Demain c’est peut-être le retour des émo­tions mor­ce­lées
Qui file­ra le ciel dans la marche viru­lente de la croix
Une femme ou la pluie

 

 

 

 

 

AILLEURS

 

 

Au-delà des limites
Des inven­tions de l’autre moi-même
Il y a quelques frag­ments d’île
Ce matin
Je conti­nue de me réin­ven­ter dans la fidé­li­té du jour
À la faveur des orages
Je convoque les dieux
Au-delà des pas­sions fra­giles
Il y a la véri­té Je dirais une véri­té lourde
La véri­té
C’est ce qui nous a tué
J’ai dans mon ventre 1 mil­lion d’années
La confiance des voyelles
La fer­ti­li­té des villes
Le voyage de l’âme
Et je me réin­vente trois fois dans la déchéance des regards séques­trés
Au-delà des sen­tiers
Je balance mon ombre pour dire aux Atlandes
Que la lumière est quel­que­fois men­songe
La réin­car­na­tion du soleil
Au-delà des silences obliques
Le jour tombe d’émerveillement
Dans la géo­mé­trie d’une sai­son liquide
Dans la vir­tuo­si­té d’une étoile
Dans la sen­si­bi­li­té d’une femme
Je me des­sine pour le plai­sir de l’absence.

 

 

 

 

 

7e VISION

 

 

 

Dans l’achèvement de la 7e folie
Je me lance in vivo à tra­vers cet âge
Corps mêlé de phrases ou de villes
Je reviens dans la déchéance d’une étoile
7 croix pour son­der la lumière
7 cloches pour souf­fler le soleil
7 nuages dans la géo­mé­trie d’une sai­son
Quelquefois
D’une ombre à un tri­angle
D’une voix à la misère du monde
Je me mange
Je me pèse dans la genèse d’une confu­sion impaire
Toutes les véri­tés du monde
Un petit trou dans la mémoire de l’équilibre
Avec des dieux en chute libre
L’humanité passe dans la sté­ri­li­té du vide
Je mesure la 7e ombre pour plier l’itinéraire de l’absence
Dans l’écriture de la nuit

 

 

 

 

 

L’ÂGE DU HUITIÈME DIEU . . .

 

 

 

Renonçant à l’assaut du soleil
Hier cloué dans l’ombre
La lumière cloi­son­née dans l’intransigeance du réel
Chaque parole porte la charge d’une femme
Le vide revient quel­que­fois
Avec l’humanité dans la main
Avec les hor­loges en larmes
Il marche dans la folie grise d’une étoile
Hier atta­ché dans une par­ti­tion sau­vage
L’auguste sou­rire d’un enfant mêlé de nuages
Il marche dans la constance d’une mémoire
D’un regard frô­lé
Peu importe le poids de la nuit
Nous man­geons notre faim dans l’espérance illi­mi­tée

 

 

 

 

 

À QUAND L’ASCENSEUR

 

 

 

À ceux qui ont poin­té du doigt à la mer
Porté dans la main toutes les folies du monde
Les regrets des enfants
C’est la conscience por­tée par l’amnésie
La liber­té d’anéantir l’aube
Désir plat de réin­ven­ter l’oxygène
Je cours entre moi et l’autre moi
Il est écrit quelque part
Ceux qui ont trans­por­té la vie sur l’autoroute du Nord
Avec l’envie dans la déme­sure du temps
Jusque-là
N’ont pas remis l’ascenseur.                                                               

X