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MEMOIRE DE SOIE

Par | 2018-05-28T07:12:44+00:00 27 septembre 2014|Catégories : Blog|

 

Life, Images 

Here I am
sit­ting at the small table.
Indulging myself by just
one-Flower feast.

There are by the bed­side res­ting 
gar­ments and invi­sible shoes of mine.

I pray by the silent let­ters.
By the images of life. 
By the tre­mor of love.

 

Vie, Images

Je suis ici
assise à la petite table.
M’autorisant le seul
plai­sir d’une unique Fleur.

Il y a près du lit de la lin­ge­rie
et d’invisibles chaus­sures m’appartenant

Je prie en silence.
Par les images de vie.
Par le fris­son d’amour.

 

At the junc­ture

In the home of unho­pe­ful words.
What is to hold me up.

If not the junc­ture of lights
bea­ming from small bulbs. 

Before they all burn out.                           
In an ins­tant. Treasuring cen­tu­ry.          

 

Au croi­se­ment

Dans la mai­son des mots sans espoir.
Qu’est-ce qui peut me sou­te­nir.

Si ce n’est le croi­se­ment des lumières
rayon­nant des petits bulbes.

Avant qu’ils n’aient tous brû­lé.
En un ins­tant. Précieux comme un siècle.

 

Puddles, a Letter

What is that I am losing in the streets.
Whilst in a rush. What is that I tru­ly love.

Puddles jum­ped over
amid­st seconds
which will pass without us.

Scratched eter­ni­ty.
Deception of a small lan­tern.

A fea­ther from the flock.

The swan’s let­ter on
trans­cen­den­cy.

 

 

 

Flaques, une Lettre

Qu’est-ce que je perds dans les rues.
Bien que pres­sée. Qu’est-ce que j’aime sin­cé­re­ment.

Des flaques enjam­bées
par­mi des secondes
qui pas­se­ront sans nous.

Eternité grif­fée.
Leurre d’une petite lan­terne.

Une plume de la volée.

La lettre du cygne sur
la trans­cen­dance.

 

 

The Lexicon of Winds 

This wind is a shoe-
cleaner’s son.

This one a des­cendent 
of a paper knife.

Another from the album
of games lost.

But this one. This one
comes as a sur­prise to all
winds connois­seurs.

It cal­med down in an infant
sun. Dancing with words.
Over your lips.

 

 

 

Le Glossaire des Vents

Ce vent est fils
d’un cireur de sou­liers.

Celui-ci des­cend
d’un coupe-papier.

Un autre de l’album
des jeux per­dus.

Mais celui-ci. Celui-ci
est une sur­prise pour tous
les connais­seurs de vents.

Il cal­ma un infant
soleil. Dansant avec des mots.
Sur tes lèvres.

 

Butterfly, indeed

Tell me
that but­ter­fly is not
just an ecs­ta­sy of light.

Tell me
that there is
a but­ter­fly indeed.

A child said.  

 

Papillon, effec­ti­ve­ment

Dis-moi
que papillon n’est pas
juste une extase de lumière.

Dis-moi
qu’il y a
un papillon vrai­ment.

Dit un enfant.

A Drop, Rippling

I am a drop of sand.
But you are drop as well.

That explains buil­ding
of this small water rip­pling
for days and days on.

 

Une goutte. Ondulation

Je suis une goutte de sable.
Mais tu es goutte éga­le­ment.

Ceci explique l’onde
Qui sans cesse entre nous
S’étend.

 

A Tree, Page 

You’ve for­got­ten the tree
of your soul in my heart.

And it beats.  
By giant drops.

Falling from the leaves of my soul.
From the body of mine.

Night is rising. Restless.
Resembling the signed page.
That I can­not change any more.

I pas­sed it by the thor­ny path.
Over my lip. Moistened
by a swift gush of light.
By san­dy times
of uns­po­ken.

 

Un Arbre. Page

Tu as oublié l’arbre
de ton âme dans mon cœur.

Et il bat.
En gouttes géantes.

Tombant des feuilles de mon âme.
tom­bant de mon corps.

La Nuit se lève. Agitée.
Semblable à la page signée.
Que je ne puis plus chan­ger.

Je l’ai pas­sée par le che­min d’épines.
Sur mes lèvres. Humides
d’une vive bouf­fée de lumière.
Aux temps sableux
du non-dit.

 

Bread, Roses

The light lasts short­ly.  
It glimpses for a moment in the crowd.  
In the car­ni­val of nothin­gness.

I place it in my win­dow 
to grow. To talk
with other glows.

And what are you gree­dy for.
Oh Night. Of mil­lion star­ving
dark­nesses in your blood. 

You wear blind army boots.
The fur made of arro­gance.
Padded with the day
that will not come.

You demo­lish a side­walk lan­tern.
You step on the but­ter­cup.
You tear down a pine. 

Oh what a blade you are.
Under the throat.
To my bread of roses.   

 

 

 

Pain, Roses

La lumière dure peu.
On l’entr’aperçoit un ins­tant dans la foule.
Dans le car­na­val du néant.

Je la place sur la fenêtre
pour qu’elle pousse. Qu’elle parle
avec d’autres lueurs.

Et de quoi es-tu avide.
Oh Nuit. D’un mil­lion d’obscures
famines dans ton sang.

Tu portes d’aveugles bottes mili­taires.
La four­rure d’arrogance.
Doublée des jours
qui ne vien­dront pas.

Tu démo­lis une lan­terne sur le trot­toir.
Tu pié­tines le bou­ton d’or.
Tu déchires un pin.

Oh, quelle lame.
Sous la gorge.
Pour mon pain de roses.

 

 

Small Animals, Snow 

You are so nice to me
this mor­ning. You accept  
all those small ani­mals that
haven’t left their traces
in the snow yet. The ones
You haven’t even seen.

Neither have I. Though
I’m frigh­te­ned. Shivering.
 

 

 

Petits Animaux. Neige

Tu es si gen­til avec moi
ce matin. Tu acceptes
tous ces petits ani­maux qui
n’ont pas encore lais­sé leur trace
dans la neige. Ceux que tu
n’as même jamais vus.

Moi non plus. Pourtant
j’ai peur. Je tremble.

 

Acrylic, Silk

Leaving the store I car­ry out
cel­lo­phane in a sil­ver bas­ket.
Vitreous slice of hea­ven­ly fruit
as well. A reclu­sive meal of mine.

Using our pass­word
I wave to you in a small screen
of impec­cable pixel’s sharp­ness.

The acry­lic road lies bet­ween us.
Recollection of silk.

I can see you coming
out the revol­ving door
from the Hotel of aban­don­ment.

The two shots of us
in some time of their own
hug­ging one ano­ther without us
through a signal of an audio kiss. 

So mar­ve­lous it is  
this spring­time lost 
above our heads.  

Over our metro­po­lises
so far apart

the same super­so­nic blast.

And here and there flying
a fading remem­brance
of a Bird.   

 

Acrylic. Soie

En quit­tant le maga­sin j’emporte
du cel­lo­phane dans un panier d’argent.
Une tranche vitreuse de fruit para­di­siaque
aus­si. L’un de mes repas soli­taires.

En  uti­li­sant ton code
je te salue dans un petit écran
d’une impec­cable net­te­té de pixels.

La route d’acrylique est entre nous.
Mémoire de soie.

Je peux te voir sor­tant
de la porte à tam­bour
de l’Hôtel de l’abandon.

Les deux pho­tos de nous
dans une époque à elles
se don­nant l’accolade sans nous
à tra­vers le signal d’un bai­ser audio.

Combien mer­veilleux
ce prin­temps per­du
au-des­sus de nos têtes.

Au-des­sus de nos métro­poles
si loin de tout

la même explo­sion super­so­nique.

Et vole­tant de ci, de là
le sou­ve­nir qui s’efface
d’un Oiseau.

 

 

Notes from the North,
The Non-Stop Opened Store 

 

I feel so close to the poets from the North.
With all those islands engra­ved
in their hearts being a single shel­ter
for cru­shed birds. A hos­tel offe­ring
din­ner to recluses. For nights of deep
enchant­ment. Of repen­tance.
And prayers in a bot­tle.

They walk through the squea­ky
city land­scape. With a halo
of nor­thern stars in their hair.  
Cautiously. Fearing that
they might be left
with les­ser and les­ser grace :
all those lit­tle candles
of the incon­cei­vable.

That they might slip and fall
in the mid­st of tri­vial speech tools.

While cen­tu­ries old bal­lads
resem­bling river gulls
burst into non-stop ope­ned store
of vitreous music.

Where eve­ry now and then
a stran­ger drops by
with a face so much alike their own.  
And leaves his busi­ness card.  

Ordering a fresh depo­sit
of snow as well. And still
tucked in. Still in the timbre.
Audio recor­ding of pure Soul.

 

Notes venues du Nord.
Le maga­sin ouvert non –stop

 

Je me sens si proche des poètes du Nord.
Avec toutes ces îles gra­vées
dans leur cœur qui n’est qu’un seul abri
pour oiseaux écra­sés. Un hôtel offrant
le dîner aux reclus. Pour des nuits de pro­fond
enchan­te­ment. De repen­tance.
Et de prières dans une bou­teille.

Il tra­versent les pay­sages grin­çants
des villes. Avec un halo
d’étoiles du nord dans les che­veux.
Prudemment. Craignant d’être
aban­don­nés peut-être
avec de moins en moins de grâce :
toutes ces petites chan­delles
de l’inconcevable.

Peur peut-être de glis­ser et tom­ber
au milieu de futiles outils de rhé­to­rique.

Tandis que des bal­lades vieilles de plu­sieurs siècles
sem­blables à des mouettes de rivière
éclatent dans le maga­sin ouvert non-stop
en musique de verre.

Là  où de temps à autre
un étran­ger arrive
avec un air si sem­blable au leur.
Il laisse sa carte de visite.

Commandant  de la neige fraîche
aus­si. La voix tou­jours
sourde. Encore dans la note.
Enregistrement audio d’âme pure.

 

Again, Long Time Ago

The wind dwells   
on the top of my eye­lashes.

As my swee­theart did  
long time ago.

 

Encore. Autrefois

Le vent s’attarde
sur la pointe de mes cils.

Comme le fai­sait mon amou­reux
autre­fois.

 

A Thought, Note

My wish was a thought
that could be heard.
While I whis­per
to the absents.

Just like rain.

Being. Only while
tal­king to them.
From here to sum­mer
sho­wer in the dust.

But all that can be heard
is bound to scat­ter.

And all I have is one note
of a kind. Unspent.
Like sil­ver. In the silence.
Lakes do love it.
That eager­ness of the water
to swal­low. That eager­ness
of noise. To over­grow.

 

Une Pensée. Note

Mon sou­hait était une pen­sée
qu’on pour­rait entendre.
Tandis que je mur­mure
aux absents.

Comme la pluie.

Etre. Seulement pen­dant
qu’on leur parle.
D’ici à l’été
averse dans la pous­sière.

Mais tout ce qu’on peut entendre
est des­ti­né à se dis­per­ser.

Et je n’ai rien d’autre qu’une cer­taine
note. Non dépen­sée.

Comme l’argent. En silence.
Les lacs l’aiment.
Cette avi­di­té de l’eau
à ava­ler. Cette avi­di­té
de bruit. A tout enva­hir.

 

Transistor, Headphones

All the insults of a day  
are free to land on my shoul­der.   
They will be wel­co­med.

I will give them a tran­sis­tor 
and small head­phones.

Thus they can hear cra­cking
of the last year’s snow.
The gong that beats within    
myself into Pannonian noon. 

And that tinin­ness of pop­py grain 
drop­ping in the dough
of a divine cake.
The last crumble of which
laid on roof tiles and straw
grows and becomes first again.
Impossible to spent.  

 

 

Transistor. Ecouteurs.

Toutes les insultes du jour
sont libres de se poser sur mes épaules.
Elles seront bien­ve­nues.

Je leur don­ne­rai un tran­sis­tor
et de petits écou­teurs.

Ainsi elles pour­ront entendre cra­quer
la neige de l’an der­nier.
Le gong qui bat en moi
au midi de Panonie.

Et cette insi­gni­fiance du grain de pavot
tom­bant dans la pâte
d’un gâteau divin.
Dont la der­nière miette
res­tée sur les tuiles et la paille
croît et rede­vient pre­mier.
Impossible de le dépen­ser.

 

tra­duc­tion de l’anglais : Marilyne Bertoncini

From the poe­try col­lec­tion The bread of Roses, 2012.

Translated from Serbian into English by Marija Knežević

 

 

SEĆANJE SVILE

 

ŽIVOT, SLIČICE

 

Tu sam za mal­e­nim
sto­lom. Gostim se
obe­dom od jed­nog cve­ta.

Kraj pos­telje su mi
nevidl­jive cipele i ode­lo.

Molim se neču­j­nim slo­vi­ma.
Sličicama iz živo­ta.
Tremorom lju­ba­vi.

 

U PRESEKU

U domu beziz­laz­nih reči.
Čime da se podu­prem.

U pre­se­ku svet­los­ti
mal­e­nih žarul­ja.

Pre no što sagore.
Trenom vred­nim veka.

 

BARICE, PISMO  

Šta gubim na uli­ca­ma.
Dok hitam. Šta li lju­bim.

Barice pres­kočene
među sekun­da­ma
u koji­ma neće nas biti.

Okrznutu več­nost.
Varku sve­til­jčice.

Pero iz jata.

Labudovo pis­mo
trans­cen­den­cije.

 

 

LEKSIKON VETROVA

Ovaj vetar je sin
čis­tača obuće.

Ovaj je poto­mak noža
za sečenje papi­ra.

Ovaj je iz albu­ma
izgu­bl­je­nih utak­mi­ca.

Ali ovaj. Ovaj je
izne­nađenje svim
znal­ci­ma vetro­va.  

Primirio se u detin­jom
sun­cu. Pleše u reči­ma.
Na tvo­jim usna­ma.

 

 

LEPTIR, UISTINU

Reci mi
da lep­tir nije
tek zanos svet­los­ti.

Reci mi
da uis­ti­nu
post­oji lep­tir

reče dete.

 

 

 

KAPLJA, ŽUBOR

Kaplja sam pes­ka.
I ti si kapl­ja.

Otuda gradn­ja
ove male vode
dani­ma što žubo­ri.

                                  

STABLO, STRANICA

Zaboravio si sta­blo
duše u mom srcu.

I ono tuče.
Krupnim kapi­ma.
S lis­ja moje duše.
Mog tela.

Noć raste. Nemirna.
Kao već pot­pi­sa­na stra­ni­ca.
Koju ne mogu pro­me­ni­ti.

Prevalih je težim putem.
Preko usne. Ovlažene
brzim mla­zom svet­los­ti.
Peščanim vre­me­nom
neiz­go­vo­re­nog.  

 

 

HLEB, RUŽE

 

Svetlost je krat­ka.
              Zaplamsa u vre­vi.
U kar­ne­va­lu niš­ta­vi­la.

Stavljam je u pro­zor
da raste. Da raz­go­va­ra
sa dru­gim svet­lo­sti­ma.

A čega si glad­na ti
tam­na pre­ko­mi­lions­ka
krvi. Prekonoćna noći.

Nosiš slepe cokule.
Krzno oho­los­ti.
Sa pos­ta­vom od dana
koji neće doći.

Rušiš sta­nič­ni fen­jer.
Gaziš lju­tić. Obaraš bor. 

Sečivo si. Pod grlom.
Mom hle­bu od ruža.

 

ZVERČICE, SNEG

Tako si dobar jutros
pre­ma meni. Prihvataš
sve te zverčice što još nisu
osta­vile trag u sne­gu.
Koje nisi ni video.

Ni ja ih nisam vide­la.
Samo se bojim.

 

AKRIL, SVILA

U sreb­noj kor­pi iz duća­na
izno­sim celo­fan. I stak­le­nu
kriš­ku  rajs­kog plo­da.
Obed samot­ni­ka.

I na ugo­vo­re­ni znak
mašem ti u kva­dra­tiću
bes­pre­korne oštrine pik­se­la.

Između nas je put akri­la.
Sećanje svile.

Vidim kako izla­ziš
kroz okret­na vra­ta
hote­la napuš­te­nos­ti.

Naša dva snim­ka
u nekom svom vre­me­nu
bez nas grle se
signa­lom zvuč­nog pol­jup­ca.

Čudesno je iznad naših gla­va
izgu­bl­je­no pro­leće.

Ponad dve naše ras­tavl­jene
metro­pole isti
super­so­nič­ni pra­sak.

I pone­ka ret­ka
uspo­me­na na pti­cu.

 

ZAPISI SEVERA, DRAGSTOR

Bliski su mi pes­ni­ci seve­ra.
Sa ostr­vi­ma ukle­sa­nim
u srcu poput prih­va­ti­liš­ta
za sloml­jene  ptice.
Hostela sa samač­kom
veče­rom. I noći­ma duboke
opo­j­nos­ti. Kajanja.
Molitve u boci.

Hodaju škri­pa­vim grad­skim
pej­zažom. S oreo­lom sever­nih
saz­vežđa u kosi. Obazrivo.
Strepeći da izgu­biće
jed­nu po jed­nu milost.
Sve te svećice nepo­jam­nos­ti.

Da okliz­nuće se među
proste alatke govo­ra.

Dok sto­letne balade
kao reč­ni gale­bo­vi
uleću u drag­stor
stak­lene muzike.

Gde sva­ki čas navraća
pone­ki stra­nac
sa nji­ho­vim likom.
Ostavlja vizit­kar­tu.

I narudž­bine
za sveži nanos sne­ga.
I ušuš­kan. Još u tem­bru.
Tonski zapis duše.

 

OPET, DAVNO

Vetar mi je
u vrho­vi­ma tre­pa­vi­ca.

Kao dra­gi moj
neka­da.

 

 MISAO,  NOTA

Htela sam misao
koja će se čuti.
Dok šapućem
odsut­ni­ma.

Kao kiša.

Dok bivam.
Obraćajući im se.
Odavde do letn­jeg
pljus­ka po praši­ni.

Ali čuj­nost beži.

A imam samo jed­nu
tak­vu notu. Nepotrošenu.
Kao sre­br­ni­na. U tiši­ni.

Nju vole jeze­ra.
Spremnost vode da guta.
Spremnost buke
da bude jača. 

 

TRANZISTOR, SLUŠALICE

Sve uvrede dana
mogu da slete na moje rame.
Dobro će im biti.

Daću im tran­zis­tor
i male sluša­lice.

Da čuju škri­pu
lan­js­kih sne­go­va.
Gong što u meni uda­ra
u panons­ko podne.

I onu sićuš­nost maka
što pada u tes­to
božans­kog kolača.

Čija pos­ledn­ja mrvi­ca
na cre­po­vi­ma i sla­mi
naraste i opet bude prva.
I ne da se potroši­ti.

 

 

Iz knjige Hleb od ruža, 2012.

 

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