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Michel Host

Par |2018-10-18T00:42:53+00:00 28 juillet 2013|Catégories : Blog|

Michel Host. Né en 1942. Enfance par­ta­gée entre petite ville de pro­vince et cam­pagne, puis huit années de semi-réclu­sion, c’est-à-dire de pen­sion­nat, dans un col­lège catho­lique. Une bonne for­ma­tion lit­té­raire, où entrent clas­siques fran­çais et étran­gers : la Renaissance, sin­gu­liè­re­ment, lui a ouvert les yeux et l’esprit. Échappe à la vie fami­liale à dix-neuf ans, se rend à Paris, tente d’y deve­nir ins­ti­tu­teur (en est empê­ché par les obs­tacles mêmes que lui pro­pose et oppose l’Éducation natio­nale), épouse une artiste peintre et entre­prend des études supé­rieures d’espagnol en Sorbonne. Agrégé d’espagnol, il enseigne cette langue dans divers lycées – dont le lycée Janson de Sailly -, et ensuite la lit­té­ra­ture espa­gnole du siècle d’Or aux étu­diants de licence, puis aux capé­siens et agré­ga­tifs, dans le cadre du C.N.E.D. (Centre National d’Enseignement à dis­tance). Parallèlement à cette car­rière de pro­fes­seur, il entre­prend d’écrire son pre­mier roman. Six années de tra­vail cou­ron­nées par le prix Robert Walser, et un accueil cha­leu­reux dans la presse et le lec­to­rat. Depuis, ont sui­vi plus de vingt ouvrages appar­te­nant à des genres variés : roman, nou­velle, poé­sie. A dû se résoudre à renon­cer à l’écriture dra­ma­tique, pour laquelle il n’a aucun don. Il refuse de consi­dé­rer ses acti­vi­tés d’écrivain dans le cadre d’une « car­rière », pré­fé­rant les situer dans le sens d’un « par­cours », d’un état vital de l’âme et de l’esprit. Il tente d’appartenir à son temps en diri­geant des ate­liers d’écriture en milieux sco­laires dit « dif­fi­ciles », et dans d’autres cadres comme les Ateliers du Prix du Jeune Écrivain… Partageant cette convic­tion avec Voltaire, il est per­sua­dé que l’être humain ne naît ni bon ni mau­vais, mais que néan­moins il peut et doit être « boni­fié ». Mme de Sévigné lui a aus­si appris qu’ « il faut faire pro­vi­sion de rire pour l’éternité », car le rire boni­fie. Par ailleurs, avec Montaigne, Isaac Bashevis Singer, et un cer­tain nombre de phi­lo­sophes contem­po­rains – Elisabeth de Fontenay, Florence Burgat entre autres, il s’est convain­cu que l’inattention, le mépris, et très sou­vent la cruau­té que les humains mani­festent envers les ani­maux – dont ils se font les pro­prié­taires et les bour­reaux – , et envers tous les êtres de la seule nature, pré­ludent au mépris et à la cruau­té envers les hommes, et qu’est donc indis­pen­sable un ren­ver­se­ment total du regard sur l’Autre et des pers­pec­tives édu­ca­tives, dans quelque socié­té que ce soit, afin que la bar­ba­rie et l’absurde n’aient pas le der­nier mot. Ses admi­ra­tions, dans l’ordre de la pen­sée, sont nom­breuses, mais elles vont d’abord à Socrate – qui ne laisse rien qui ne soit dis­cu­té ou pris pour argent comp­tant -, à Héraclite, au Christ (« Aimez-vous les uns les autres », les mar­chands du temps, etc.), à Rabelais, à Montaigne, à Jeremy Bentham (l’arithmétique des plai­sirs, la morale natu­relle et le « ne fais rien à autrui que tu ne vou­drais qu’il te fît), et à plu­sieurs autres. – N’a pas encore eu le temps de trou­ver la vie ennuyeuse. -POÈMES- Figuration de l’Amante, poèmes, éd. de l’Atlantique, coll. Phoïbos, à Saintes, 2010 Poème d’Hiroshima, éd. Rhubarbe, à Auxerre, 2005 Alentours (Petites proses), éd. L’Escampette, 2001 Graines de pages, poèmes sur des pho­tos de Claire Garate, éd. Eboris, Genève, 1999 Déterrages /​ Villes, poèmes, éd. B. Dumerchez, 1997 – See more at : http://​www​.recour​sau​poeme​.fr/​u​s​e​r​s​/​m​i​c​h​e​l​-​h​o​s​t​#​s​t​h​a​s​h​.​l​2​F​8​r​c​w​B​.​d​puf

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