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Nikòlas Evandinos

Par |2018-10-20T17:07:34+00:00 10 mars 2013|Catégories : Blog|

Nikòlas Evandinos est né en Crète où il a fait des études de lettres et d'histoire. Il n'a publié à ce jour qu'un seul recueil, Petites annonces et faits-divers, mais dans Un Rubicon à notre taille et Sans voix, encore inédits, on voit le jeune poète déployer rapi­de­ment ses ailes. Parti d'un mélange très exci­tant de lyrisme et de sar­casme tein­té d'autodérision, et sans que cesse pour autant le tour­billon d'images har­dies qui fait aus­si son charme, Evandinos atteint dans son der­nier recueil une inten­si­té, une solen­ni­té, une fer­veur nou­velles.

Prié de se pré­sen­ter au lec­teur fran­çais, voi­ci ce qu'il écrit :

Né en Crète, dans le recoin orien­tal de la Méditerranée, il ne pou­vait pas ne pas être impré­gné dès l'enfance par le Mythe. En tant que son ser­vi­teur fidèle, sans en avoir conscience il prend ce qu'il trans­porte en lui, ce qu'il reçoit et ce qu'il acquiert par lui-même, et le tra­vaille en s'efforçant de don­ner forme à la Vérité inex­pri­mable, mais pro­fon­dé­ment ancrée en nous qui touche uni­ver­sel­le­ment le phé­no­mène tra­gique sous le nom d'Être humain.

Il trans­porte l'obstination d'Icare, les ténèbres du Minotaure, le rythme cré­tois, la force des oli­viers, le goût de l'eau salée et la foi de la mer en l'immensité.

C'est pour­quoi la Poésie — expres­sion suprême de l'immensité — est avant tout pour lui une ques­tion de Foi.
Ce qu'il reçoit des humains, c'est l'amour, l'indifférence, le désir, la lai­deur et la beau­té.
Il a gagné par lui-même le droit de ques­tion­ner
dans le pré grand ouvert de la Connaissance.

Il salue ceux qui voient dans la vie une béné­dic­tion ou un mar­tyre.
Il s'oppose à ceux qui voient dans la vie quelque chose qui va de soi.
C'est pour­quoi il vénère, par exemple, les traces lais­sées sur le Temps par Rimbaud, Baudelaire, Lorca, Pessoa, Maïakovski, Neruda, Cavàfis, Karoùzos, LIvadìtis, Rìtsos, Karyotàkis, Sakhtoùris.

Son but est de vivre et de faire appa­raître
au monde la Vie mul­ti­pliée.
De bri­ser la clep­sydre du Temps
et de voir sans fin s'écouler le sable.
De goû­ter des ins­tants de vraie
Liberté Humaine.
Sa seule arme : la Poésie.

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