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Olav H. Hauge

Par | 2018-02-23T11:19:28+00:00 6 février 2014|Catégories : Blog|

 

Poète nor­vé­gien de haute renom­mée natio­nale encore appe­lé "le jar­di­nier d'Ulvik", du nom du vil­lage au bord d'un fjord où il pas­sa sa vie, entre écrire et culti­ver ses pom­miers.

Dès sa quin­zième année, en effet, se croyant peu doué pour les sciences, cet homme d'origine pay­sanne aban­donne ses études ; mais il se pas­sionne pour la lec­ture qu'il découvre grâce aux rares visites d'un oncle émi­gré aux États-Unis. C'est ain­si qu'il lit et annote des cen­taines de livres, allant d'Omar Khayyam ou Bashô à Emerson, Thoreau, Pound Yeats, Whitman, Blake, Dickinson, en pas­sant par Baudelaire, Char, Bachelard, Corbière, etc. Annotations qui com­posent, à côté de la men­tion de ses récoltes, les quelque 5000 pages de son Journal de l'âme, com­men­cé à cette époque ado­les­cente.

Dès lors, il n'a plus qu'un seul objec­tif : écrire de la poé­sie.

En 1946, à 38 ans, il entre dans la monde lit­té­raire avec un pre­mier recueil de poèmes qui sera sui­vi de nom­breux autres, jusqu'à atteindre, dans les années 70, une sorte de gloire natio­nale.

Néanmoins ce par­cours sera ponc­tué pen­dant 30 ans de pas­sages en enfer : Olav Hauge, atteint de schi­zo­phré­nie, ne ces­se­ra de faire le va-et-vient entre son vil­lage d'Ulvik et l'hôpital psy­chia­trique de Valen. C'est dans les accal­mies qu'il écri­ra.

Le "fou d'Ulvik" devient alors le "sage d'Ulvik". Le jar­di­nier-poète qui a appris seul le fran­çais, l'anglais, l'allemand, pour lire et plus tard tra­duire Rimbaud, Char, Crane, Browning, Brecht, Celan…, qui taille ses pom­miers et fait des vers d'une sim­pli­ci­té décon­cer­tante mais si magné­tique, va droit au cœur de toute une popu­la­tion, y com­pris des nou­velles géné­ra­tions urbaines. En 2008, date anni­ver­saire de sa nais­sance, la Norvège a célé­bré tout au long de l'année sa poé­sie. L'un de ses poèmes, inti­tu­lé "C'est le rêve", qui est uti­li­sé en Norvège en mille occa­sions, des plus fami­liales aux plus offi­cielles, est entré dans le Sangbok (livre de chants) des églises luthé­riennes.

D'une forme clas­sique à ses débuts, la poé­sie de Olav Hauge s'est pro­gres­si­ve­ment affran­chie de tous les codes, fai­sant de lui un impor­tant réno­va­teur de la poé­sie nor­vé­gienne. Il a publié une quin­zaine de recueils, ain­si que six volumes de tra­duc­tions diverses.

Traductions fran­çaises :

Nord Profond, (2008) tra­duit du néo-nor­vé­gien par François Monnet, édi­tions Bleu Autour.

Cette nuit l’herbe est deve­nue verte, (2007) tra­duit du néo-nor­vé­gien par Eva Sauvegrain et Pierre Grouix, édi­tions Rafael de Surtis

Olav H. HAUGE

Par | 2018-02-23T11:19:28+00:00 6 février 2014|Catégories : Blog|

Bonnes feuilles PO&PSY 2014

 

Papirbåt /​ Bateau de papier

Traduit du nor­vé­gien par Anne-Marie SOULIER
avec une pho­to­gra­phie de Sandrine CNUDDE

 

 

Ce volume, à paraître en juin 2014, pro­pose, dans la tra­duc­tion d'Anne-Marie Soulier, une sélec­tion de 28 poèmes de  Olav H. Hauge (1908 – 1994), poète nor­vé­gien de haute renom­mée natio­nale encore appe­lé "le jar­di­nier d'Ulvik", du nom du vil­lage au bord d'un fjord où il pas­sa sa vie, entre écrire et culti­ver ses pom­miers.

Dès sa quin­zième année, en effet, se croyant peu doué pour les sciences, cet homme d'origine pay­sanne aban­donne ses études ; mais il se pas­sionne pour la lec­ture qu'il découvre grâce aux rares visites d'un oncle émi­gré aux États-Unis. C'est ain­si qu'il lit et annote des cen­taines de livres, allant d'Omar Khayyam ou Bashô à Emerson, Thoreau, Pound Yeats, Whitman, Blake, Dickinson, en pas­sant par Baudelaire, Char, Bachelard, Corbière, etc. Annotations qui com­posent, à côté de la men­tion de ses récoltes, les quelque 5000 pages de son Journal de l'âme, com­men­cé à cette époque ado­les­cente.

Dès lors, il n'a plus qu'un seul objec­tif : écrire de la poé­sie.

En 1946, à 38 ans, il entre dans la monde lit­té­raire avec un pre­mier recueil de poèmes qui sera sui­vi de nom­breux autres, jusqu'à atteindre, dans les années 70, une sorte de gloire natio­nale.

Néanmoins ce par­cours sera ponc­tué pen­dant 30 ans de pas­sages en enfer : Olav Hauge, atteint de schi­zo­phré­nie, ne ces­se­ra de faire le va-et-vient entre son vil­lage d'Ulvik et l'hôpital psy­chia­trique de Valen. C'est dans les accal­mies qu'il écri­ra.

Le "fou d'Ulvik" devient alors le "sage d'Ulvik". Le jar­di­nier-poète qui a appris seul le fran­çais, l'anglais, l'allemand, pour lire et plus tard tra­duire Rimbaud, Char, Crane, Browning, Brecht, Celan…, qui taille ses pom­miers et fait des vers d'une sim­pli­ci­té décon­cer­tante mais si magné­tique, va droit au cœur de toute une popu­la­tion, y com­pris des nou­velles géné­ra­tions urbaines. En 2008, date anni­ver­saire de sa nais­sance, la Norvège a célé­bré tout au long de l'année sa poé­sie. L'un de ses poèmes, inti­tu­lé "C'est le rêve", qui est uti­li­sé en Norvège en mille occa­sions, des plus fami­liales aux plus offi­cielles, est entré dans le Sangbok (livre de chants) des églises luthé­riennes.

D'une forme clas­sique à ses débuts, la poé­sie de Olav Hauge s'est pro­gres­si­ve­ment affran­chie de tous les codes, fai­sant de lui un impor­tant réno­va­teur de la poé­sie nor­vé­gienne. Il a publié une quin­zaine de recueils, ain­si que six volumes de tra­duc­tions diverses.

Traductions fran­çaises :

Nord Profond, (2008) tra­duit du néo-nor­vé­gien par François Monnet, édi­tions Bleu Autour.

Cette nuit l’herbe est deve­nue verte, (2007) tra­duit du néo-nor­vé­gien par Eva Sauvegrain et Pierre Grouix, édi­tions Rafael de Surtis

 

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