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Patrice de La Tour du Pin

Par |2018-08-17T07:12:59+00:00 22 mai 2012|Catégories : Blog|

Patrice de La Tour du Pin est né le 16 mars 1911 à Paris. Son père est tué à la bataille de la Marne dès le début de la Première Guerre mon­diale. Il gran­di­ra éle­vé par sa mère et sa grand-mère, avec sa sœur et son frère aîné, entre Paris et le Bignon-Mirabeau dans le Gâtinais. Poète et mys­tique catho­lique dis­cret, réso­lu­ment non média­tique, il entra en dia­logue avec tous les milieux de son temps, y com­pris la pen­sée athée.
 
Il fait ses études à Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, puis à Janson, et entre à l'École libre des sciences poli­tiques.
 
Il s'est fait par­ti­cu­liè­re­ment connaître à ce moment-là par la publi­ca­tion de La Quête de joie à 19 ans. C'est Jules Supervielle, à qui il avait appor­té son manus­crit, qui fit publier ce recueil dans La Nouvelle Revue fran­çaise. La Quête de joie est publiée aux édi­tions de la Tortue en 1933. Dans ce recueil, c'est en par­ti­cu­lier le poème "Enfants de sep­tembre" qui le ren­dit célèbre. Il com­men­ça aus­si à publier des poèmes qu'il ras­sem­ble­ra dans Une Somme de poé­sie : Le Don de la Passion en 1937 dans le Cahiers des poètes catho­liques, les Psaumes en 1938 chez Gallimard, La Vie recluse en poé­sie en 1938 chez Plon, Les Anges en 1939 chez Monomotapa à Tunis…
 
Pendant la Seconde Guerre mon­diale, il fut fait pri­son­nier dès le 17 octobre 1939. Il res­ta en Allemagne trois ans. Chaque jour de sa cap­ti­vi­té, il conti­nua à com­po­ser ses poèmes (qui devien­dront la pre­mière par­tie de la Somme); ce fut la période de sa vie la plus pro­duc­tive, au coeur même de l'enfermement. À son retour, il épou­sa sa cou­sine Anne de Bernis, et conti­nua à publier la Somme de poé­sie.
 
Après la guerre, il vécut avec sa femme Anne et ses quatre filles au Bignon. Il conti­nue à tra­vailler dis­crè­te­ment sur la Somme qui ne sera publiée dans son entier en trois volumes qu'en 1981-1983. Il s'installe en 1963 à Paris où il publie le Petit Théâtre cré­pus­cu­laire, le début du troi­sième tome de la Somme de poé­sie.
 
Il a joué aus­si, on le sait peu, un grand rôle dans la rédac­tion d'une tra­duc­tion de la Bible pour la litur­gie catho­lique fran­co­phone, après la déci­sion de Vatican II d'utiliser les langues ver­na­cu­laires pour la messe. Il par­ti­ci­pe­ra par­ti­cu­liè­re­ment à par­tir de 1964 à la rédac­tion des psaumes dans le cadre de la Commission litur­gique de tra­duc­tion. Il a aus­si rédi­gé un grand nombre des pre­miers chants litur­giques post­con­ci­liaires pour la litur­gie catho­lique du bré­viaire en langue fran­çaise.
Il meurt à Paris le 28 octobre 1975.
 

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