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PAYSAGES AVANT LA NUIT

Par |2018-11-18T09:35:44+00:00 13 juin 2014|Catégories : Blog|

 

30.12

Sur la plage le sable absorbe la neige – et balayée par le
vent qui s’ajoute au reste du froid

 

06.03

Rouge est tapi sous les hêtres s’agitent
Bouquet de bou­leaux dans les pierres nues

Deux arbres ensemble ne font pas le même effort

 

28.07  (Suède)

Une table au milieu de la pelouse le soir
Sur la col­line un reflet d'une vitre me fait signe

Une table des arbres aux feux des voi­tures
allu­més tout le jour ici comme avant la nuit

 

17.09  (nuit)

Comme on s’éloigne
le bateau s’éloigne

 

26.09  (Kotor)

Si je regarde plus avant, la mon­tagne s’éloigne
La côte a recu­lé, se ren­fonce la masse des mon­tagnes
bleues, plus avant de l’arrière du bateau, de gauche ou
droite quand d’un côté tan­tôt de l’autre le regard ne sait
le rivage de bâbord ou tri­bord où le regar­der
L’heure passe où le ciel a chan­gé
Le détroit la passe fran­chie la mer elle s’avance vers
une lune embuée

 

02.01  (l’étang du Devin)

Nous des­cen­dons par le che­min de neige
sous les grands sapins jusqu’à l’étang gla­cé
les pentes boi­sées des monts l’enserrent
Des vapeurs de nuages dans la neige
nos bâtons s’enfoncent nous avan­çons
dans un demi-jour le matin
Au lever, sous le toit comme un che­min
déga­gé, devant nous s’étend la plaine
la mer de brume des cimes arron­dies
plus près de nous les cimes des pins
les meubles de bois recou­verts
d’une épaisse couche de neige

 

10.10

Nous mar­chons depuis la ville en contre­bas
mon­tant comme le besoin de voir l’automne
Gagnant les hau­teurs par-des­sus la gare
les petites rues pour grim­per le che­min vieux
nous enfon­cer dans le sous-bois les cimes
au-des­sus nous regar­dant, lais­sant un peu
le soleil pas­ser, quand une clai­rière s’ouvrit
à nous comme un luxe de conti­nuer
sous la natio­nale un tun­nel vrom­bis­sant
nous jetant vers encore un bout de la forêt
nous crai­gnant d’en voir bien­tôt la fron­tière

Dans l’ombre des stères de bois numé­ro­tés

 

26.10  (Bruges)

Tu passes tu longes les canaux sous la den­telle des toits les branches basses d’arbres jaunes l’herbe recouvre le petit pont, la mousse ailleurs au long du canal des feuilles mortes se pro­mènent dans l’eau, se retournent au détour d’une rue, les pas­sants, dans sa niche de pierre une vierge, un visage, un autre nous rap­pelle un tableau, je cherche le sien – Maria Luisa Pharaïlda

 

22.04

C’est une ville dans l’eau des portes aux vitres
la tra­versent où des façades peintes en blanc
mais des pas­se­relles sur l’eau tou­jours
on y repasse des­sus l’eau (la mer ?) et
j’y ren­contre des visages fami­liers
Je me demande encore où s’y détachent nos pas
(nous pro­me­nant ?) vers quelle marche
de vieilles marches en pierre dans l’eau

 

 

(réveil la nuit)

La route était en gris

 

25.04

Des mains n’escaladaient plus (rien ?)

 

06.06  (nuit)

La nuit se dérou­lait plus loin

 

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