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Petites notes d’amertume (7)

Par | 2018-05-27T21:32:31+00:00 4 novembre 2013|Catégories : Blog|

 

Il est des ren­contres essen­tielles qui nous révèlent à ce que nous sommes.
 

 

L’amitié vraie ne peut se confondre avec l’esprit de cote­rie. Elle ne peut non plus sup­por­ter la moindre fla­gor­ne­rie.
 

 

Le socle de l’amitié c’est la com­pré­hen­sion, pas la com­plai­sance. Si on se met à dire ce que l’autre a envie d’entendre, on n’est pas dans une rela­tion d’amitié.
 

 

La mal­adresse peut me tou­cher dans sa sin­cé­ri­té. A contra­rio, le manque de tact est rédhi­bi­toire.
 

 

Mon ami­tié est entière et magna­nime, jusqu’au jour où je sens ma confiance tra­hie.
 

 

Il n’y a pas d’instinct gré­gaire en ami­tié. C’est un lien qui se donne par une ren­contre unique de per­sonne à per­sonne.
 

 

L’amitié telle que je la conçois et la vis n’a rien du copi­nage.
 

 

L’amitié entre deux per­sonnes n’est pas don­née une fois pour toutes. D’essence fra­gile, elle a besoin d’être confor­tée par une pré­sence fidèle. Sitôt ban­cale, elle se délite et s’évanouit. Mais nour­rie d’attention réci­proque, elle peut se révé­ler indes­truc­tible.
 

 

Pourtant si soli­taire, j’aime plus que tout la com­pli­ci­té intense du dia­logue.
 

 

Il n’y a pas de demi-mesure en ami­tié : elle est ou elle n’est pas.
 

 

Entre amis, pas d’obli­ga­tions comme entre époux ou entre parents et enfants, et pour­tant, mal­gré ou grâce à cela, une pré­sence et une soli­da­ri­té à toute épreuve.
 

 

Si on n’est pas capable de sou­le­ver des mon­tages pour un ami en dif­fi­cul­té, l’amitié n’est qu’un mot creux sans réa­li­té.
 

 

Certains n’existent qu’en écra­sant ceux qui les entourent. Je ne vois pas quelle satis­fac­tion on peut tirer de l’humiliation des autres.
 

 

A l’instant où ses paroles m’ont bles­sée, j’ai eu mal pour lui et je l’ai plaint pour sa bas­sesse.
 

 

Parmi les auteurs, il y en a qui sont  prêts à sacri­fier une rela­tion ami­cale  pour un bon jeu de mots ou une belle répar­tie.
 

 

J’aime l’humour, y com­pris une cer­taine forme d’humour potache, mais pas l’ironie, encore moins le sar­casme, si proches de l’humiliation.

 

A paraître en jan­vier 2014, pré­face de Claire Fourier (Les Editions Sauvages, col­lec­tion La Pensée Sauvage)

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