Accueil> Philippe Leuckx, Christophe Pineau-Thierry, 12 poèmes inédits

Philippe Leuckx, Christophe Pineau-Thierry, 12 poèmes inédits

Par |2023-01-08T10:55:01+01:00 28 décembre 2022|Catégories : Christophe Pineau-Thierry, Philippe Leuckx, Poèmes|

Foudre et fulgurance
tout fut signe
dès le pre­mier regard
la beauté de tes yeux
l’ac­cueil de ta voix
nous par­lions la même langue
et nos poèmes avaient
le même goût de vivre
j’ai l’impression
de te connaître
de longtemps
nous avons la même main
pour cueil­lir le don
et le désir de nous comprendre
loin en nous

∗∗∗

face à l’adversité
qui s’empare de chacun

avec toi pour ami
je m’engage sur la voie

je sens ta présence
par­mi ces étoiles

qui à mes côtés
bril­lent pour éclairer

ce mag­nifique chemin
qui s’offre à nous

∗∗∗

Ta belle voix douce
rameute les étoiles
vers le cœur

tu cherch­es à mieux
voir je t’accompagne
en pleine lumière

j’ai besoin de ta main
pour écrire le soutien
et retenir tes mots

∗∗∗

quand le sort s’acharne
que les com­bats s’engagent

avec l’épée de nos mots
nous écrivons le chemin

avec pour seule lumière
le sens de nos vies

∗∗∗

Je recueille tes mots
à l’aune de l’amitié

le chemin est lent
devant

par­fois un peu de gêne
m’égare

les amis osent-ils
tout se dire ?

ta vie en tout cas
m’importe

∗∗∗

les mots ont aus­si à nous dire
les joies de nos présents

quand l’horizon s’éclaire
accom­pa­g­né par les anges

et que nos vies filent si pressées
de retrou­ver l’origine du monde

∗∗∗

Si mes mots peuvent
être ce velours pour toi
et si la confiance
dont tu m’honores
ne prend aucune ride
je vais devant
les yeux fermés
cœur ouvert
pour sabr­er la voie
du renouveau
demande moi l’impossible
je serai là
sans défaut

∗∗∗

l’impossible est un chemin
emprun­té par les heureux

les oiseaux nos regards
qui por­tent au plus loin

les bien­faits de l’amour
et l’espoir du lendemain

c’est le chemin des amis
qui voy­a­gent en confiance

pour rire ensem­ble de la vie
et écrire ce qui rassemble

∗∗∗

Oui nous nous ressemblons
et nous rassemblons
pour l’autre
ces mots
baumes peut-être
quand le tourment
tor­pille le cœur
nos mots pour que l’autre
vive mieux
se soulage de vivre

∗∗∗

ces mots qui vien­nent de loin
de cet autre qui me ressemble

instal­lé sur une terre brûlante
bercé par le chant des cigales

j’invite le gris-bleu de ton ciel
veil­lant sur les con­trées du nord

à rafraîchir mon âme errante
et ain­si apais­er ses tourments

∗∗∗

Te rap­pelles-tu
ce n’est pas si loin
puisque c’est proche
en nos cœurs
nous avons décidé
l’un et l’autre
d’emprunter le chemin
d’u­nir nos mains
aux mots de l’entente
j’ai trou­vé des réponses
grâce à toi
je t’ai assuré
de ma fidèle présence
et toi de même
tu t’es engagé
et je suis heureux
de te ménag­er la voie

∗∗∗

au cœur de nos mots
émerge le projet

d’une quête
d’une vie apaisée

de décou­vrir le sens
de nos rêves cachés

Présentation de l’auteur

Philippe Leuckx

Philippe Leuckx est écrivain et cri­tique. Après des études de let­tres et de philoso­phie, il con­sacre son mémoire de licence à Mar­cel Proust avant d’en­seign­er au Col­lège Saint-Vin­­cent à Soignies.

Poète, cri­tique, il col­la­bore à de nom­breuses revues lit­téraires fran­coph­o­nes (Bel­gique, France, Suisse, Lux­em­bourg) et italiennes. 

Bibliographie

Poésie

a) livres, plaquettes

  • Une ombreuse soli­tude, 1994, L’ar­bre à paroles.
  • Poèmes d’en­tre-nuits, 1995, Le Milieu du jour (F).
  • Comme une épaule d’om­bres, 1996, L’ar­bre à paroles.
  • Le fraudeur de poèmes, 1996, Tétras Lyre.
  • Et déjà mon regard remue la cen­dre, 1996, Clapàs. Pré­face de Philippe Mathy(F).
  • Une san­gle froide au cœur, 1997, L’ar­bre à paroles.
  • Une espèce de tour­ment ?, 1998, L’ar­bre à paroles.
  • Nous aurons, 1998, Clapàs. Pré­face de Mar­cel Hen­nart (F).
  • Puisque Lis­bonne s’écrit en mots de sang, 1998, Encres Vives (F).
  • Un obscur remue­ment, 1999, La Bar­tavelle (F).
  • Un bref séjour à Nad Privozem, 2000, Encres Vives (F).
  • La main compte ses larmes, 2000, Clapàs. Pré­face de Frédéric Kiesel (F).
  • Le fleuve et le cha­grin, 2000, Tétras Lyre.
  • Poèmes de la quié­tude et du désœu­vre­ment, 2000, L’ar­bre à paroles.
  • La ville enfouie, 2001, Encres Vives (F).
  • Celui qui souf­fre, 2001, Clapàs. Pré­face de Georges Catha­lo (F).
  • Poèmes pour, 2001, La Porte (F).
  • Touché cœur, 2002, L’ar­bre à paroles.
  • Sans l’ar­mure des larmes, 2003, Tétras Lyre.
  • Faubourg d’herbes flot­tantes, 2003, La Porte (F).
  • Te voilà revenu, 2004, Les Pier­res. Pré­face de Pierre Dailly.
  • Rome cœur con­tinu, 2004, La Porte (F).
  • Errances dans un Brux­elles étrange, 2004, Encres Vives (F).
  • La rue pavée, 2006, Le Coudri­er. Présen­ta­tion de Jean-Michel Aubevert.
  • En écoutant Pao­lo Schet­ti­ni, 2006, Encres Vives (F).
  • Réso­nances (en col­lab­o­ra­tion), 2006, Memor.
  • Pho­toman­cies (en col­lab­o­ra­tion), 2006, Le Coudrier.
  • L’aile du matin, 2007, La Porte (F).
  • Un dé de fatigue, 2007, Tétras Lyre.
  • Éty­molo­gie du cœur, 2008, Encres Vives (F).
  • Rome rumeurs nomades, 2008, Le Coudri­er. Post­face de Wal­ter Geerts.
  • Résis­tances aux guer­res (en col­lab­o­ra­tion), 2008, CGAL.
  • Périphéries, 2008, Encres Vives (F).
  • Terre com­mune (en col­lab­o­ra­tion), 2009, L’ar­bre à paroles.
  • Le cœur se hausse jusqu’au fruit, suivi de Intérieurs, 2010, Les Déje­uners sur l’herbe.
  • Le beau livre des vis­ages, 2010, Book­leg no 67, Maelström.
  • Selon le fleuve et la lumière, 2010, Le Coudrier.
  • Pas­sages,(en col­lab­o­ra­tion), 2010, L’ar­bre à paroles.
  • Piqués des vers, 2010, Espace Nord no 300.
  • Rome à la place de ton nom, 2011, Bleu d’encre.
  • De l’autre côté, (en col­lab­o­ra­tion), 2011, L’ar­bre à paroles.
  • Dans la mai­son wien, 2011, Encre Vives (F).
  • D’en­fances, 2012, Le Coudrier.
  • Métis­sage, (en col­lab­o­ra­tion), 2012, L’ar­bre à paroles.
  • Un pié­ton à Barcelone, 2012, Encres Vives (F).
  • Au plus près, 2012, Ed. du Cygne (F).
  • Déam­bu­la­tions romaines,(en col­lab­o­ra­tion), 2012, Ed. Didi­er Devillez.
  • Quelques mains de poèmes, 2012, L’ar­bre à paroles.
  • Dix frag­ments de terre com­mune, 2013, La Porte (F).
  • Momen­to nudo, (en col­lab­o­ra­tion), 2013, L’ar­bre à paroles.
  • D’où le poème sur­git, 2014, La Porte (F).
  • Lumière nomade, 2014, Ed. M.E.O.
  • Car­nets de Ranggen , 2015, Le Coudrier.
  • L’im­par­fait nous mène, 2015, Bleu d’encre.
  • Etranger, ose con­tem­pler, 2015, Encres Vives, coll. Lieu (F).
  • Les ruelles mon­tent vers la nuit, 2016, Ed. Hen­ry, coll. La main aux poètes (F).
  • D’ob­scures rumeurs, 2017, Ed. Petra, coll. Pier­res écrites/ L’oiseau des runes (F).
  • Ce long sil­lage du coeur, 2018, Ed. la tête à l’en­vers (F).
  • Une chèvre lig­ure à Ischia, 2018, Encres Vives, coll. Lieu (F).
  • Maisons habitées, 2018, Bleu d’encre.
  • Le men­di­ant sans tain, 2019, Le Coudrier.
  • Doigts tachés d’om­bre, 2020, Edi­tions du Cygne (F).
  • Poèmes du cha­grin, 2020, Le Coudrier.
  • Soli­tude d’une sente, 2020, Les Chants de Jane n°24.
  • Nuit close , 2021, Bleu d’encre.
  • Pren­dre mot, 2021, Dancot-Pinchart
  • Rien n’est per­du Tout est per­du, 2021, Les Lieux Dits (F).
  • Le rouge-gorge, 2021, Ed. Hen­ry, coll. La main aux poètes (F).
  • Frères de mots, 2022, Le Coudri­er, en col­lab­o­ra­tion avec Philippe Colmant.

b) en revues

  • Paume tournée vers le temps, , Arpa n°56 (F).
  • Heure de fronde lente, 1997, Estu­aires n°31 (L).
  • Heure de fronde lente, print­emps 1998, Ecri­t­ure n°51 (S).
  • Heure de fronde lente, été 1998, Courant d’om­bres n°5 (F).
  • Le ramasseur d’om­bres, 1998, Mul­ti­ples n°55 (F).
  • Quelques grelots de fête, , Sources n°22.
  • Une paix trop fri­able, 2001, Pollen d’azur n°13.
  • Dans l’am­pleur heureuse, 2002, Pollen d’azur n°17.
  • Une ombreuse soli­tude, fram­men­ti, nov-déc. 2002, Issi­mo n°34 (Paler­mo), tra­duc­tion en ital­ien par Bruno Rombi.
  • Nos demeures et nos mains, 2003, Pollen d’azur n°21.
  • Poèmes, été 2004, Le Fram n°11.
  • Les 16 élé­gies de ruine, 2004, Mul­ti­ples n°64 (F).
  • La ville enfouie, fram­men­ti, mars-, Issi­mo no 42, tra­duc­tion en ital­ien par Bruno Rombi.
  • Elégie du nomade, 2006, Bleu d’en­cre n°16.
  • Heure proche, 2007, Bleu d’en­cre n°17.
  • Rome nuit close, automne 2007, Tra­ver­sées no 48.
  • Un cœur nomade, extraits, , Autre Sud no 46.
  • Pié­ton de Rome, fram­men­ti, , Issi­mo no 67, tra­duc­tion en ital­ien par Bruno Rombi.

Critique

  • Jacques Van­den­schrick,1998, Ser­vice du Livre Luxembourgeois.
  • Mimy Kinet, 2000, Ser­vice du Livre Luxembourgeois.
  • Michel Lam­biotte, 2001, Ser­vice du Livre Luxembourgeois.
  • Claude Don­nay, 2002, Ser­vice du Livre Luxembourgeois.
  • Sal­lenave : une mémo­ri­al­iste des vies ordi­naires, , Fran­coph­o­nie Vivante n°4.
  • André Romus, 2003, Ser­vice du Livre Luxembourgeois.
  • Paul Roland, 2003, Ser­vice du Livre Luxembourgeois.
  • Retour à Léau­taud?, extraits de Jour­nal de dilec­tion, , Fran­coph­o­nie Vivante n°3.
  • Anne Bon­homme, 2004, Ser­vice du Livre Luxembourgeois.
  • Frédéric Kiesel : La recherche du mot juste, , La Revue Générale n°6–7.
  • Ecrire est égal au sang qui manque in Dominique Grand­mont, , Autre Sud n°30 (F).
  • Echelle I de Dominique Grand­mont, , Fran­coph­o­nie Vivante n°1.
  • Relire Curvers : Tem­po di Roma, , Fran­coph­o­nie Vivante n°2.
  • Philippe Besson chez nous, , Fran­coph­o­nie Vivante n°3.
  • Hubert Min­garel­li ou le traité de ten­dresse, , Fran­coph­o­nie Vivante n°1.
  • Bertrand Vis­age et l’at­mo­sphère du Sud, mars-, Reflets Wallonie-Bruxelles.
  • Rose-Marie François et ses Car­nets de voy­age, , Fran­coph­o­nie Vivante n°3.
  • Annie Ernaux. Les Années”, , La Revue générale n°10.
  • Petit abécé­daire. De Belam­ri à Zri­ka : huit auteurs entre langue et fil­i­a­tion. Assia Dje­bar, Tahar Ben Jel­loun, Mohamed Choukri, Abdel­lah Taia, Was­sy­la Tamza­li, Rabah Belam­ri, Rachid Mimouni, Abdal­lah Zri­ka, , Fran­coph­o­nie Vivante n°4.
  • Pavese ou le méti­er de lire le monde-poème, , Rumeurs n°4.
  • Le cœur même des vic­times, étude sur Simenon, Cahiers Simenon n°31, , pp.50–56.
  • Les entre­lus de Philippe Leuckx, Aux hautes marges, Le Coudri­er, 2021.

Narration

  • Céli­na D, 1er trimestre 2004, Le Span­tole no 335.
  • Pros­es romaines, 2005, Pollen d’azur n°25.
  • Vari­a­tions oulip­i­ennes sur les trois glo­rieuses, 2007, Français 2000.
  • Ren­dez-vous en Sar­daigne, hiv­er 2007, Bleu d’en­cre n°18.
  • Dif­fi­cile de quit­ter Rome, 2e trimestre 2008, Le Span­tole n°352.

Prix et bourses

  •  Bourse d’écri­t­ure 1994 de la Com­mu­nauté française
  • Prix Pyra­mide 2000 de la Province de Liège
  • Bourse de rési­dence d’écrivain à l’A­cad­e­mia Bel­gi­ca de Rome en 2003, 2005, 2007
  • Prix Emma-Mar­tin 2011 de poésie pour Selon le fleuve et la lumière, décerné par l’As­so­ci­a­tion des écrivains belges de langue française.
  • Prix Gros Sel 2012 — Prix du jury pour Au plus près.
  • Prix Robert Gof­fin 2014 pour Lumière nomade (Ed. M.E.O).
  • Prix Mau­rice et Gisèle Gauchez-Philip­pot 2015 pour Lumière nomade (Ed. M.E.O).
  • Prix Charles Plis­nier 2018 pour L’im­par­fait nous mène (Ed. Bleu d’encre).

Autres lec­tures

Philippe Leuckx, Lumière nomade

« Rome, me dis­ait un ami éru­dit, est un grand estom­ac qui peut tout digér­er, parce que son suc pro­fond est baroque. » Philippe Leuckx aus­si, à sa manière, est un éru­dit. Lecteur pro­lifique, cinéphile, […]

Philippe Leuckx, Prendre mot

Quelque chose se finit. Le soir est là. C’est le moment de Philippe Leuckx. Celui qui rythme musi­cale­ment nom­bre des poèmes de ce recueil. Un cœur endeuil­lé déplore « l’absence », […]

Philippe Leuckx, Matière des soirs

 Lorsque j’eus refer­mé ce livre après ma pre­mière lec­ture, ma pen­sée fut tout entière con­den­sée par cette impres­sion : c’est le livre du cha­grin. Elle fut certes influ­encée par le mot, employé maintes fois […]

Présentation de l’auteur

Christophe Pineau-Thierry

Né en Anjou, longtemps entre Paris et l’Aube, Christophe Pineau-Thier­ry réside aujourd’hui dans le Midi de la France.

Sophro­logue et for­ma­teur, il s’intéresse aux dif­férents modes d’expression artis­tique (arts plas­tiques, arts vivants, lit­téra­ture…). Il a con­tribué pen­dant dix ans à l’organisation de nom­breux con­certs et expo­si­tions artis­tiques dans les églis­es et granges de vil­lages de l’Aube.

Lui-même peint, écrit et pho­togra­phie depuis l’adolescence, en quête de cet espace invis­i­ble, entre représen­ta­tion et imag­i­naire, entre les touch­es de couleur ou les mots.

Christophe Pineau-Thier­ry a pub­lié des poèmes dans les revues ARPA, Le Jour­nal des poètes, Lichen, Poésie/première et Recours au poème, ain­si que les recueils Le regard du jour et Nos matins intérieurs aux Edi­tions du Cygne.

Autres lec­tures

Christophe Pineau-Thierry, Nos matins intérieurs

Il y a quelque chose d’in­fin­i­ment doux dans ces beaux poèmes d’en­fance et de réflex­ion. La voix, toute sim­ple, énumère les beautés des rela­tions, les amours,ces matins vic­to­rieux des « croise­ments de lumière ». […]

image_pdfimage_print
Aller en haut