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Pour Pindare

Par |2018-10-21T02:16:34+00:00 16 novembre 2014|Catégories : Blog|

 

Les champs res­te­ront infi­nis.
Pour celui qui tou­jours croi­ra la splen­deur
Du monde, au-delà de ce qu’on lui donne pour ampleur,
La vie tout de suite, en un coup d’œil (et pas plus,
Pas davan­tage qu’un regard accom­pa­gné d’un souffle)
Fera rayon, comme on recueille réjoui sur sa paume
L’eau du ruis­seau, étin­celle et cor­tège
D’étincelles. Mais qui dira cet enthou­siasme,
Votif (bien sûr) face à la clai­rière douce,
Aux lys éclos comme une main altière ;
Qui trou­ve­ra la poé­sie exacte,
Filée avec tous les mots et les cœurs,
Pour sai­sir dans une seule étreinte
La nasse irra­diée du réel ? Qui décri­ra
Cette joie ? Tous ? A nar­rer l’horizon fort,
Les oiseaux si unis avec l’aube
Que leurs pépie­ments sem­blaient aus­si une lueur ?
Et l’ombre au plus pro­fond de la forêt ? D’un vif sou­rire,
Soyons tous peintres du monde, offerts au vent et à l’éclat,
Nos yeux miroirs de nos mains et nos voix vouées à l’écho.
Les chants res­te­ront infi­nis.

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