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Sacred shield

Par |2018-09-22T17:10:43+00:00 4 août 2013|Catégories : Blog|

 

He says black and white are death
so the sun never shines when he shots

he says the colo­red ones are always taken with/​
under over­cast skies
in order the colours are silen­ced are
muted by all kind of greys
he says
Germany is this land where pho­to­graphs speak for him
he says black people against blue and red and yel­low walls appear
as burnt
he says
a cap on his head is the only arte­fact he needs
to work suc­cess­fu­ly

the more he speaks the more gro­wing is
her thumb­print on his came­ra
the only thing she would give
a round of life
a web sym­bol of a plain reservation's spi­der-woman

a last flash
a last shot
of memo­ries

once upon a time there was a shield
it was a spi­der­shield
her great grandfather's per­son­nal flag
her great grandmother's vision
beyond its appea­rance you find the dee­pest being the
warrior's medi­ta­tion
– the woman's love so close to the sun at dawn
when its beams are spread abroad from the hori­zon
look at it
the sun is dra­wing a web
and the shield is the sun and the web as well as long as his lungs draw breath

years later
she saw him on a TV pro­gram
an inter­na­tio­nal cultu­ral chan­nel
he was the well-known pho­to­gra­pher
and fore­bo­ding fore­sha­do­wing was the shield on the screen
her spider's work her woman's love spread abroad from the hori­zon

look at it

 

 

BOUCLIER sacré

 

Il dit noir et blanc sont la mort
donc le soleil ne brille jamais quand il pho­to­gra­phie
il dit les gens de cou­leur sont tou­jours pris avec/​ sous
des ciels cou­verts
de telle sorte que les teintes soient réduites au silence
par toutes sortes de gris
il dit
l’Allemagne est le pays où les cli­chés parlent pour lui
il dit les per­sonnes à la peau noire contre un mur bleu ou rouge ou jaune paraissent
brû­lés
il dit
une cas­quette sur la tête c'est tout ce dont j'ai besoin
pour bien tra­vailler

le plus il parle le plus
ses empreintes digi­tales sur l'appareil
s'incrustent la seule chose qu'elle puisse lui don­ner
un anneau de vie
un sym­bole réti­cu­lé de la femme-arai­gnée sur une réserve indienne

un der­nier flash
une der­nière prise

il était une fois un bou­clier
repré­sen­tant une toile d'araignée
c'était la ban­nière per­son­nelle de son grand-père
la vision de sa grand-mère
au delà de son appa­rence vous y trou­viez la médi­ta­tion la plus pro­fonde
l'être pro­fond du guer­rier
à savoir l'amour d'une femme com­plice du soleil de l'aube
quand ses rayons s'etalent géné­reu­se­ment sur l'horizon
regar­dez
le soleil des­sine une toile
et le bou­clier est le soleil et la toile aus­si bien
aus­si long­temps que les pou­mons du guer­rier res­pi­re­ront

Des années plus tard
elle le vit à la télé­vi­sion
un pro­gramme inter­na­tio­nal
il était deve­nu un célèbre pho­to­graphe
et son pres­sen­ti­ment au pre­mier plan enva­his­sait l'écran
le bou­clier son œuvre de femme son amour dis­tri­bué géné­reu­se­ment
au delà de l'horizon

regar­dez

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