> Se tenir là de Jean-Claude Montel

Se tenir là de Jean-Claude Montel

Par |2018-08-18T08:22:07+00:00 20 janvier 2014|Catégories : Blog|

Jean-Claude Montel nous a quit­tés en avril 2013. Il avait 72 ans. Très à l’écart des milieux dits « offi­ciels » de la lit­té­ra­ture depuis de nom­breuses années (ceux qui s‘évanouissent dans la pous­sière dès que les petits pou­voirs ridi­cules s’estompent), Montel fai­sait par­tie dans les années 60/​70 du groupe « d’avant-garde » (quelle étran­ge­té cette expres­sion) Change, en com­pa­gnie de Mitsou Ronat (dont il fau­drait réédi­ter l’œuvre poé­tique), Jean-Pierre Faye (duquel les édi­tions Polyglotte de Nasser-Edine Boucheqif publient une antho­lo­gie de poèmes), Jacques Roubaud, Danièle Collobert…

En 2001, France Culture l’avait ren­con­tré. A écou­ter. La revue Fusée et Philippe Beck avaient aus­si consa­cré un fort beau dos­sier à son tra­vail, dos­sier que l’on retrou­ve­ra ici., avec des contri­bu­tions impor­tantes et un bel entre­tien. Son ami Jean-Pierre Faye a écrit une lettre lors de sa dis­pa­ri­tion. Ecrivain, pen­seur, Montel tra­vaillait avec des peintres, dont Jean-Paul Héraud qui co-signe cet ouvrage avec lui, livre sous l’égide de Christiane Tricoit et de Passage d’encres, revue à laquelle il a sou­vent et long­temps col­la­bo­ré. La réédi­tion de Se tenir là, émou­vante, est une belle occa­sion, si l’on ose écrire, de (re) décou­vrir l’atelier d’écriture (et de lien à la pein­ture, en dia­logues) qui ani­mait l’homme Jean-Claude Montel. Merci à pas­sage d’encres.   

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