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Seconde anthologie poétique, Segunda antologia poetica

Par | 2018-05-24T15:52:27+00:00 23 février 2014|Catégories : Blog|

La 2e anthologie poétique de Nicole Laurent-Catrice

 

    Hispaniste, poète et tra­duc­trice, Nicole Laurent-Catrice, qui fut char­gée de pro­gram­ma­tion pour la poé­sie au fes­ti­val ren­nais Les Tombées de la nuit, pro­pose ici la pro­gram­ma­tion (bilingue espagnol/​français) de ses propres poèmes dans la 2e antho­lo­gie qu’elle leur consacre.

    Nicole Laurent-Catrice, qui fit son entrée en poé­sie à la suite d’une ren­contre déci­sive avec Angèle Vannier à la Maison de la culture de Rennes, publie ses recueils chez ceux qu’il est conve­nu d’appeler « les petits édi­teurs ». Sans par­ler des poèmes qu’elle fait paraître au sein de « livres d’artiste » à tirage limi­té. Elle nous donne donc, dans cette antho­lo­gie, l’occasion d’approcher un bon panel de son œuvre, cou­vrant la période 2002-2011, d’où émerge le superbe recueil Cairn pour ma mère publié en 2008 aux édi­tions ren­naises La Part com­mune : « Une mère c’est une femme/​qui regarde son enfant/​Tu nous a beau­coup regardés/​Tu savais tout de nous » (…) « Te don­ner la parole enfin/​toi qui t’es tou­jours tue devant l’homme ».

   La poé­sie de Nicole Laurent-Catrice se carac­té­rise par son éclec­tisme. On peut pas­ser du poème pour enfants (et grands enfants) comme dans L’abécédaire de Claire (édi­tions La Branche rouge, 2008) à des réflexions ou médi­ta­tions pro­fondes sur la vie, par­fois aux allures de maximes : « L’ordre du monde se fait en soi/​non hors de soi » (…) « Il n’y a pas de plus grande liber­té que d’aller vers soi-même » (dans Cent anses pour sai­sir la vie). Tandis que dans un autre ouvrage, Fils, filins, Fêlures (édi­tions Carré d’encre, 2008), elle esquisse une forme de pro­fes­sion de foi : « Mordre dans la vie/​filer le par­fait amour/​coudre les jours et les jours/​et l’aiguillée trop courte/​couper le fil avec les dents ».

    Autant lec­trice que auteure, Nicole Laurent-Catrice dit son amour des livres dans L’ivre de lec­ture (éd. Carré d’encre, 2010). « Feuilleter/​bouchée après bouchée/​comme un gâteau/​qui laisse des miettes/​sur les lèvres ».

    Eclectisme, donc, chez quelqu’un qui reven­dique « une poé­sie mul­ti­forme, pro­téi­forme et qui enva­hit tous les domaines de la vie » et dont l’écriture, comme elle le dit elle-même, est ins­crite « dans le concret, le char­nel, le vis­cé­ral, le ména­ger, le miné­ral, le végé­tal ».  Et c’est pour « se désen­gluer » qu’elle écrit.

 

 

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