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Silvia Monrós Stojaković

Par | 2018-02-19T07:11:17+00:00 9 décembre 2012|Catégories : Blog|

Silvia Monrós Stojaković est née à Buenos Aires, de parents cata­lans nés à Barcelone, elle ter­mine l’école pri­maire, le lycée et ses études uni­ver­si­taires à Belgrade.  Elle a sans doute choi­si cette ville pour la lettre « B », car enfant elle admi­rait BB, cette actrice fran­çaise bour­geoise qui jouait plu­tôt mal, mais qui a tout de même été la pre­mière à appa­raitre ain­si sur un écran, splen­dide et dénu­dée, un peu à la manière dont Dieu créa la femme.

Silvia, elle, était et est tou­jours très timide, même si aujourd’hui per­sonne ne le remarque. 

 

Silvia Monrós a offi­ciel­le­ment débu­té ses tra­vaux lit­té­raires en 1976, lorsqu’elle a publié une sélec­tion de textes de poètes espa­gnols contem­po­rains, qu’elle a elle-même tra­duits en serbe. Ce recueil est construit à par­tir de l’anthologie de J.M. Castellet. Pendant qu’il l’écrivait, Castellet écou­tait Aretha Franklin.

 

Avant ce livre, Silvia avait déjà publié sa toute pre­mière tra­duc­tion dans une revue lit­té­raire : « La san­té des malades »  de Julio Cortázar, afin que ses propres des­sins soient éga­le­ment publiés.

Depuis lors, Silvia Monrós a tra­duit plus d’une cen­taine d’unités biblio­gra­phiques.

 

Parmi les tra­duc­tions de l’espagnol vers le serbe, nous pou­vons citer Rayula de Julio Cortázar, ain­si que le roman hyp­no­tique de Javier Marías, qui comme Cortázar déplace les fron­tières de la lit­té­ra­ture. Elle a éga­le­ment tra­duit dif­fé­rents romans des nou­velles auteures espa­gnoles, qui sans avoir besoin de repous­ser les fron­tières du roman,  affirment sim­ple­ment l’insolente pos­si­bi­li­té d’écrire au vol.

 

Silvia Monrós tra­duit la poé­sie par plai­sir, de manière assez tra­di­tion­nelle. Elle prend ain­si un vif plai­sir à tra­duire (entre autres) les poèmes d’Antonio Porpetta, madri­lène et globe-trot­ter.

 

Du serbe vers l’espagnol elle a tra­duit d’autres auteurs recon­nus, tels que Milorad Pavić et nombre de clas­siques contem­po­rains de la vigou­reuse lit­té­ra­ture serbe. Elle tra­duit pareille­ment plu­sieurs poèmes ou recueils com­plets des poètes serbes contem­po­rains qui forment l’avant-garde de la lit­té­ra­ture serbe.                                                                                          

 

Les livres que Silvia Monrós a signés en tant qu’auteure sont : La últi­ma rayue­la de Cortázar (roman épis­to­laire avec Julio Cortázar et Carol Dunlop), Espejo de amor (cor­res­pon­dance entre deux peintres méta­phy­si­ciens d’origine russe à Belgrade, 1994), Ciudad de Ciudades (réponse élec­tro­nique à l’ange misé­ri­cor­dieux de 99, en édi­tion bilingue, 2000),  La clep­si­dra de Ortega (essai sur l’application pos­sible des pos­tures du pen­seur espa­gnol adap­tées à la réa­li­té bal­ka­nique actuelle, éga­le­ment en édi­tion bilingue, 2001), Continuará… (feuille­ton auto­bio­gra­phique, 2002), Nosotros, Salvador Dalí (mono­gra­phie cri­tique, peu para­noïaque mais exclu­si­ve­ment serbe, elle approche ce qui se trouve de l’autre côté de ce que l’on peut voir habi­tuel­le­ment dans l’œuvre de l’exubérant peintre cata­lan, 2004) et Argentina mía (impres­sion d’un voyage en Argentine, qui se ter­mine en Patagonie avec un cock­tail qui porte le nom du livre, 2005).

La tra­duc­tion des essais sur l’amour de José Ortega et Gasset par Silvia Monrós vient tout juste d’être publiée, et son propre essai inti­tu­lé Bahía des­bor­da­da sera publié sous peu.

En sín­te­sis est le tout pre­mier livre de poé­sie que Silvia Monrós de Stojaković a déci­dé de publier afin de pou­voir accom­pa­gner ses petits des­sins colo­rés.

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